Infos sauveteurs

2010-10-24 - Suivi de l'opération Solidarité Eric Establie - Octobre 2010

 

Communiqué officiel du Spéléo Secours Français
Suivi des opérations sur le site de Labastide de Virac (07
)

Les messages de soutien

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Vidéo des innondations du 31/10/2010
Topo Puits de Ronze  
Lien vers l'article du secours à la Dragonnière de Gaud (07)

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Dimanche 31 octobre 2010

Dimanche 31 octobre a été un très mauvais jour. La pluie ne s’est pas arrêtée de tomber. Le niveau d’eau dans la vigne est très important, les ravinements endommagent les terrains, nous devons nous résigner à ouvrir une brèche dans le barrage qui canalise l’eau en dehors de la cavité.

Rapidement plusieurs centaines de litres envahissent l’entrée qui est rapidement noyée. Un « vortex » se crée à l’emplacement de la bouche d’accès. La gueule avale des mètres cubes d’eau pendant plusieurs heures, nous sommes inquiets pour le matériel laissé dans la cavité mais sans aucune possibilité d’intervenir, nous subissons.

Les spéléos, nombreux ce dimanche, ont assisté impuissants à ce spectacle. Le camp est presque abandonné et tous se retrouvent à la salle polyvalente communale. Un moment de convivialité s’instaure entre tous, chacun commente à sa façon cet épisode climatique.

Pendant ce temps, à la mémoire d’Eric et en accord avec son épouse Evelyne et son fils Arthur, Monsieur le Maire et sa compagne déposent des fleurs blanches en ce jour saint sur le site de l’accident.

Lundi, si les conditions le permettent, une équipe descendra dans la cavité pour inspecter et changer le matériel. Les plus grandes précautions devront être prises lors de cette descente.

Dimanche 31 octobre 2010 - 10 heures 00

Vendredi soir, vues les prévisions météos, il a été décidé de faire entrer une équipe pour travailler de nuit. De 22h00 à environ 4h00, les artificiers ont repris le boyau dans le haut du P20. Après le déblaiement d’un précédent tir puis une autre volée et sa désobstruction, les sauveteurs du SSF ont aperçu le profil de la galerie. En fait, il s’agit d’un laminoir très boueux d’une dimension de 30 cm de haut par 50 de large. Ce passage n’est pas très engageant mais la plus grosse partie du courant d’air passe par cette lucarne. Nous avons donc décidé d’alterner les désobstructions entre le chantier du bas et celui-ci. De cette façon, nous laissons le gaz se dissiper dans la partie basse.
Une fois sa mission terminée, l’équipe a pu prendre un repos mérité.

Samedi matin, une nouvelle équipe descend. Elle doit déblayer le dernier tir du fond. Après 1h30 de purge au burineur, elle peut apercevoir la continuation. Le méandre est étroit, une concrétion est au milieu du passage et il y a de l’écho. Un nouveau tir est effectué, il devrait permettre de travailler dans de meilleures conditions et de forer une zone qui devrait donner accès à la suite.

Pendant ce temps, en surface les conditions climatiques se dégradent. A 10h00, l’ordre est donné de faire remonter tout le monde. En effet, la pluie de plus en plus violente envahit la vigne. Trente minutes plus tard, tous les spéléos sont à l’extérieur de la cavité. Suite aux informations données par Monsieur Marron, nous savons que la zone peut se transformer en un torrent qui se perd dans la cavité. Nous le sollicitons pour que le cours d’eau soit détourné, si possible. Une bute de terre est dressée sur l’accès à la cavité. Elle fait office de barrage et dévie l’eau dans le champ plus loin en passant sous la route. L’entrée et le matériel sont sauvegardés mais si l’intensité des flots ne diminue pas, nous devrons laisser envahir la cavité pour protéger les terrains du propriétaire.

Les travaux dans la cavité ont donc été rapides mais le temps n’a pas été perdu. Plusieurs réunions sur l’organisation de l’opération ont eu lieu. Après de longues discussions, iI a donc été décidé de poursuivre les travaux pendant tous les jours qui viennent et ce jusqu’à mi-novembre. Ensuite, si l’objectif n’est pas encore atteint et si les conditions le permettent, nous n’engagerons des équipes que les week-ends.

Un nouveau planning sera mis en place à partir de dimanche 31 octobre. L’organisation est quelque peu modifiée. Les Ardéchois restent toujours les responsables de l’opération mais pour les soulager de leurs efforts depuis bientôt un mois, une coordination est faite par les CTN du SSF.

Dans l’immédiat, les volontaires pour les jours de la semaine prochaine doivent se faire connaitre auprès de leur CTDS. Celui-ci devra ensuite contacter JF Perret au 06.12.83.48.24 pour l’organisation du planning. Ensuite, il y aura un numéro dédié au PC et les inscriptions seront gérées par le PC.

Les besoins en personnel sont multiples. Chaque équipe doit être constituée : par un CT ou une personne habilitée à gérer un secours et un gestionnaire.
Sous terre, l’équipe doit toujours être composée d’un chef d’équipe, un CPT, et deux équipiers. Suivant le nombre, deux équipes peuvent travailler alternativement chaque jour. Une troisième équipe de deux personnes peut aussi être constituée pour les missions de logistique (ventilation, téléphone…). Ce qui donne un effectif sur le site d’une douzaine de personnes par jour + le coordinateur du SSF.

Samedi, dans la liste des départements présents, en plus de ceux déjà cités hier, il faut rajouter le Rhône et la Loire.

Samedi 30 octobre 2010 - 08 heures 00

Vendredi, les travaux se sont poursuivis sur le site du Puits de Ronze. La première équipe à descendre a été directement au fond de la cavité. Une fois l’analyse de gaz effectuée et le déblaiement réalisé, la désobstruction a pu reprendre. Une nouvelle fois, les gaz ont obligé la suspension des travaux. En attendant, les équipes remontent de quelques mètres et cherchent dans de nouveaux passages.

Pendant ce moment, une des équipes a découvert à la base du P20, un petit réseau et un nouveau puits de 7 mètres. Hélas, rapidement explorée cette verticale n’a pas livré de continuation évidente.

Au rythme de l’évacuation des gaz, les équipes se succèdent au chantier du fond. La perte de temps est évidente mais chacun cherche une solution ou une idée pour continuer. Malgré tout mètre par mètre, on avance.

Lors de la phase de secours, une cavité a été repérée dans les falaises, quelques dizaines de mètres au dessus de la Dragonnière de Gaud. Cette cavité « DRA 1.0 ou L1 » est à 80 mètres au dessus de l’Ardèche et 70 mètres au dessus de l’entrée de la Dragonnière. Déjà inspectée, plusieurs personnes pensaient qu’elle devait à nouveau être visitée. Vendredi 29 octobre, une équipe se charge de refaire la visite. Après une demi-heure de marche, la cavité est à nouveau parcourue. Un passage est désobstrué et après un passage bas remontant, la suite découverte. De nouveau, les gaz ont obligé les premiers de l’équipe à sortir. Le taux de CO 2 est trop élevé, il faut faire marche arrière. Par contre, nouveau signe, la cavité souffle. Une hypothèse est mise en avant : les gaz poussés dans le puits de Ronze ne sortiraient-ils pas par cet orifice ? Samedi, une nouvelle équipe aura comme mission d’aller contrôler ce taux de gaz et en fonction des valeurs, une corrélation pourra peut-être être faite entre le puits de Ronze et la grotte L1. Si les taux de gaz le permettent, l’exploration pourra alors continuer.

Vendredi à 10h00, une réunion a eu lieu en Mairie de Labastide de Virac en présence de Monsieur le Procureur de la République de Privas, Monsieur le Maire de Labastide de Virac, la Gendarmerie Nationale, et les spécialistes du SSF. A l’issue de cette réunion, le point presse s’est tenu devant l’entrée de la cavité. Plusieurs médias de la presse écrite et télévisuelle ont été accueillis et plusieurs interlocuteurs ont pu répondre à leurs questions.

Les spéléos qui ont œuvré sur le site vendredi sont des départements suivant : Ardèche, Aveyron, Gers, Lozère, Hautes-Pyrénées, Vaucluse.

Vendredi 29 octobre 2010 - 08 heures 00

Jeudi 28 octobre 2010, les équipes avaient comme mission de poursuivre l’ouverture du petit méandre commencé il y a deux jours dans le puits de 20 mètres. L’élargissement est effectué sur 5 mètres maintenant. Parallèlement tous les passages sont à nouveaux vérifiés pour ne négliger aucune continuation possible. Une escalade a été effectuée dans le puits de 13 mètres. Elle est remontée sur plus de 23 mètres mais la roche se pince et le passage n’est plus possible. Le fond intrigue toujours, après une mesure de gaz négative, une équipe de 4 spéléos est descendue au point bas du puits terminal. Après avoir fouillé les moindres recoins, plusieurs passages présentent un intérêt, notamment un derrière lequel le vide est présent. Un méandre peu incliné semble partir. Il est décidé de donner la priorité à ce nouveau chantier qui semble plus intéressant, tout au moins dans l’immédiat. Le câble d’alimentation électrique est descendu ainsi que la ligne téléphonique. Une équipe d’artificiers a procédé à une série de tirs dans ce passage à la profondeur de –125 mètres.

Le changement climatique à l’extérieur a des influences sur le comportement de la ventilation dans la cavité. Malgré les milliers de mètres cubes injectés dans le gouffre, le gaz est remonté dans le puits final. Aussitôt alertés par le détecteur de gaz, les désobstructeurs sont remontés quelques dizaines de mètres plus hauts. Ce phénomène d’inversion des courants d’air en fonction des conditions climatiques extérieures est bien connu des spéléos. La cavité vit au rythme de la météo.

Mais cela une répercussion immédiate, l’arrêt des travaux, tant que la puissance des ventilateurs n’arrive pas à contrecarrer cette inversion. Nous allons donc dès vendredi matin encore augmenter la puissance des ventilateurs.

Ce jour, les équipes du Puits de Ronze ont également reçu une visite de courtoisie de la part de Monsieur Jean Rampon, Sous-préfet de Largentière. Cette visite est un nouveau signe d’encouragement à toutes les personnes qui œuvrent sur l’opération.

Les équipes qui ont travaillé sur le site aujourd’hui viennent des départements suivants : Aveyron, Alpes-Maritimes, Gers, Hautes-Pyrénées, Lozère, Vaucluse, Gard et Ardèche soit au total 22 personnes.

Vendredi 29 octobre 2010, un point presse sera organisé par le SSF en présence de Monsieur Le Procureur de la République à 10h30 au Puits de Ronze à Labastide de Virac.

Nous devons ajouter à la liste de nos remerciements :
  • Le restaurant COCO à Vagnas pour la fourniture des repas.

Jeudi 28 octobre 2010 - 08 heures 00

Mercredi 27 octobre a été une journée difficile pour les équipes travaillant au Puits de Ronze. En effet, la zone où la suite a été repérée est très étroite et nécessite beaucoup de travail de la part des artificiers. Plusieurs équipes se sont relayées mais la tâche est ardue. Mètre par mètre, au fil des heures, la roche est rognée. Hélas, nous ne pouvons toujours pas voir ce qu’il y a au bout de ce passage étroit. Une nouvelle série de tirs sera nécessaire. L’air de la ventilation forcée s’engouffre dans ce passage ; c’est bon signe, mais combien de mètres sont encore à élargir ? Chaque spéléo se pose la question, mais tous sont persuadés que rapidement nous allons trouver du volume qui permettra une avancée significative.

Pour améliorer la ventilation au fond de la cavité, un ventilateur a été descendu au bas des premiers puits. Il a été placé dans une zone où la section de la galerie est cylindrique et assez petite. Son rôle est de propulser plus loin le souffle d’air frais venant de l’extérieur.

En prévision d’un travail long et difficile, les moyens de forage des trous de mine vont évoluer à partir de jeudi. Une équipe a installé un câble électrique en 220 volts jusqu’au chantier terminal. Les équipes auront ainsi beaucoup plus d’autonomies et cela évitera l’incessant va-et-vient avec la surface pour renouveler les batteries des perforateurs.

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, cette journée a été laborieuse malgré toute la volonté et l’énergie déployées par les équipes des départements du Gers, de l’Aveyron, des Hautes-Alpes, de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées, des Alpes-Maritimes et bien entendu des Ardéchois. L’avancée n’a pas été significative mais la persévérance payera surement demain.

Mercredi 27 octobre 2010 - 08 heures 00

Mardi, les équipes ont repris leur mission à partir du sommet du puits de 22 mètres.

L’exploration du fond de ce dernier a été compliquée par la persistance de la présence de CO2 et a nécessité l’emploi d’un matériel adapté. Aucune suite n’a été repérée à ce niveau, le fond est colmaté et seule l’eau arrive a s’infiltrer. En remontant le puits, une lucarne a été découverte par laquelle sort le courant d’air ce qui est une indication intéressante pour une perspective de continuation et permet de retrouver des taux corrects de gaz dans cette zone.

Cette bonne information, remontée du fond à la surface par le téléphone, a donné lieu à l’engagement d’une nouvelle équipe d’artificiers. Leur mission a consisté à ouvrir l’entrée de cette petite galerie. Pendant plusieurs heures, les tirs d’explosif se sont succédés jusqu’en fin d’après midi et ont permis de progresser de plus de deux mètres. Le conduit continue, moins étroit mais toujours impénétrable, avant de sembler s’ouvrir sur une nouvelle verticale. L’objectif de mercredi est ainsi tout désigné.

Les dernières équipes à pénétrer sous terre de la journée ont eu en charge de nettoyer certains passages dans la partie basse de la cavité pour améliorer le confort de progression.

Lors de cette journée, une autre action très minutieuse et importante a été organisée. Une équipe a effectué les relevés topographiques des nouveaux réseaux de la cavité. D’après ces derniers calculs, la cote de -120 mètres vient d’être atteinte.

En fin d’après-midi, Monsieur Raffin, Procureur de la République de Privas, accompagné de Monsieur Marron, Maire de LaBastide de Virac et du Capitaine Stressel, commandant de la compagnie de la Gendarmerie Nationale de Largentière, nous ont honorés de leur visite. Une présentation de la gestion de l’opération, du site, des moyens et des personnes a été faite. Un exposé sur l’état d’avancement des travaux et des conditions de travail également. Monsieur le Procureur a remercié l’ensemble des participants pour leur implication et leur détermination et nous a renouvelé son soutien. Monsieur le Maire a également remercié toute l’assemblée et a annoncé sa confiance en la réussite de l’opération.

Mardi 26 octobre 2010 - 08 heures 00

La journée de lundi a été consacrée à l’élargissement des accès des petits puits découverts dimanche en début de soirée. Une fois améliorés, ces passages ont permis de mieux visionner le vide suivant d’une trentaine de mètres de hauteur. Ensuite, les artificiers du Spéléo Secours Français ont commencé l’ouverture de la tête de puits. En fin d’après midi, le puits était équipé d’une corde et la première descente a été effectuée.

En réalité, la verticale se divise en deux. Un premier jet de 17 mètres qui bute sur un rétrécissement obstrué en partie par des blocs. Une fois déblayé, le passage livre le second jet qui mesure dans les 22 mètres. La topographie des lieux,nous le confirmera, mais la hauteur de la verticale est sans doute proche des quarante mètres. La côte de –120 mètres semble donc atteinte.

Chaque jour, nous rapproche du niveau aquatique mais il reste encore plusieurs dizaines de mètres à parcourir.

Côté technique, les moyens de ventilation de la cavité ont été encore renforcés. Un puissant ventilateur débitant 22 000 m3/heure est posé sur l’entrée de la cavité, ce qui permet d’améliorer encore un peu plus le confort des équipes de désobstruction du Spéléo Secours Français. La sécurité du chantier est renforcée grâce à la disponibilité de moyens de ventilation et d’alimentation électrique de remplacement en cas de panne.

Les efforts des spéléos pour cette journée du 25 octobre ont encore été récompensés. Les équipes étaient composées, outre des spéléos Ardéchois, de spéléos des Hautes-Alpes, de l’Aveyron, du Jura, de la Drôme...

Grâce au soutien de tous : spéléos, anciens spéléos, donateurs financiers, donateurs matériel, l’opération avance.
Nous devons remercier particulièrement :

  • Les équipes d’ERDF de Joyeuse et son responsable Monsieur Xavier Tourre.
  • Intermarché Vallon- Pont- d’Arc et son propriétaire Monsieur Ortiz
  • La société de location de matériel LOXAM à Pierrelatte
  • L’entreprise de TP de Monsieur Guy Charmasson de La Bastide de Virac
  • La commune de La Bastide de Virac et son Maire Monsieur Jacques Marron

Lundi 25 octobre 2010 - 08 heures 00

Samedi 23 octobre 2010 - Reprise des travaux de désobstruction sur le puits de Ronze

Depuis l’arrêt des opérations de sauvetage, les équipes du Spéléo Secours Français n’ont eu de cesse de poursuivre un important travail de fond afin d’obtenir toutes les autorisations nécessaires à la reprise des travaux au puits de Ronze situé sur la commune de la Bastide de Virac et susceptible de rapprocher les équipes de secours d’Eric Establie.

Ainsi, ce samedi 23 octobre a marqué le départ de l’action de solidarité décidée par la communauté spéléologique et organisée conjointement par la FFS, le SSF et le Comité Départemental de Spéléologie de l’Ardèche sous la direction de sa commission secours.
Durant ce week-end, ce sont donc près de trente spéléos qui se sont relayés sur place, non seulement pour poursuivre la désobstruction terminale de cette cavité mais aussi celle de plusieurs passages intermédiaires encore trop étroits. Un puissant système de ventilation et une liaison téléphonique ont aussi été installés afin de parfaire la sécurité des équipes intervenantes.

Grâce à ces équipements et aux moyens déployés, les dernières personnes sorties du gouffre en fin de soirée ce dimanche ont pu annoncer des perspectives prometteuses. En effet, suite à l’agrandissement du boyau final, un petit puits de 5 mètres a été descendu, suivi d’un court méandre et d’une escalade de 4 mètres. Ensuite, deux puits, un de 7 mètres et un de 8 mètres, ont également pu être explorés. L’équipe de pointe s’est alors arrêtée au sommet d’un nouveau puits estimé à une trentaine de mètres. Le départ de cette verticale, pour l’instant trop étroit, ne leur a cependant pas permis son franchissement immédiat.

Les tous premiers résultats de ce week-end sont très prometteurs. Ils vont dorénavant se poursuivre dans un constant souci d’amélioration et d’optimisation des techniques mises en œuvre.

Aujourd’hui, c’est une nouvelle équipe qui a pris le relais sur le site afin de poursuivre la désobstruction de ce gouffre. La motivation est là, bien présente et tous les intervenants qu’ils soient comme ce week-end de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, des Alpes-Maritimes ou d’ailleurs sont tous très fiers du travail effectué et des résultats obtenus.

La tâche sera cependant encore très difficile avant de pouvoir espérer atteindre le niveau aquatique où se trouve Eric et cela les sauveteurs le savent bien. Des sauveteurs qui savent aussi pouvoir compter sur l’ensemble de la commune de la Bastide de Virac et de son Maire, qui leur apportent un soutien de très grande valeur, ainsi que sur tous ceux qui ont répondu depuis vendredi soir, techniciens ou donateurs, à l’appel à solidarité.


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2010-11-01 - Suivi de l'opération Solidarité Eric Establie - Novembre 2010

 

Communiqué officiel du Spéléo Secours Français
Suivi des opérations sur le site de Labastide de Virac (07
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Mardi 30 novembre 2010

ssf-01dec-S2_5  ssf-01dec-s2  ssf-01dec-S2_2  ssf-01dec-S2_3  ssf-01dec-S2_4

Ce matin, l’attente est un peu longue. Un membre de l’équipe est allé acheter des sacs à gravats. En effet, au fond les gros « bigbags » d’un mètre-cube posent problème. Le sable et les sédiments sont trop chargés en eau et la structure du sac de toile pas assez rigide et trop étanche. Cela crée des plis dans le sac qui a tendance à se coucher sur le coté, ce qui n’est pas récupérable à cause du poids.
C’est donc en tout début d’après midi que l’équipe descend sous terre. Les pompes fonctionnent bien. Le S1 est vide et le barrage ne déverse pas. Lundi, nous avons pris la décision de changer la pompe du S2. Nous descendons donc une pompe de type vide cave en 380 V. Elle sera alimentée par le tableau électrique du vestiaire. Il faut donc prévoir une centaine de mètres de câble. Il faut également passer le tuyau de refoulement d’une pompe vers l’autre.
Rapidement l’installation est réalisée, les spéléos sont maintenant bien rodés à ce genre d’opération. Un problème surgit toutefois. La pompe du barrage ne fonctionne plus et celui-ci déverse. On cherche la cause pendant plus d’une heure mais aucune raison n’est apparente. Finalement, notre spécialiste a l’idée de faire vérifier le coup de poing d’arrêt d’urgence qui se trouve sur le tableau au vestiaire. Bingo, c’est la raison de nos tracas. Cet arrêt d’urgence est sous la bâche qui protège le tableau électrique des eaux qui tombent du plafond de la galerie. Il n’est pas très visible et a été enfoncé par erreur lors de l’installation du câble pour la nouvelle pompe du fond. Une fois ce contretemps réglé, les pompes redémarrent et rapidement les niveaux baissent ou se stabilisent. Dans le S2, la situation est maintenant bonne pour commencer le désensablage.

Pendant plusieurs heures, seau à seau, le sable est retiré du conduit. Les sacs s’entassent maintenant au bas du P5. L’opération est fastidieuse et pénible. Les sédiments collent au seau et il est presque plus difficile de les retirer du seau que de les sortir du siphon. Une nouvelle fois le débit du collecteur augmente, nous sommes encore en face du même problème que les jours précédents. A l’extérieur, le dégel libère l’eau de surface et en plus une averse de pluie a augmenté le phénomène. Qu'à cela ne tienne, l’équipe du fond décide de faire son possible pour sortir la plus grosse quantité de sable. A la fin de sa mission, le premier peut voir sur une bonne distance. Celle-ci correspond à la zone reconnue par les plongeurs soit environ cinq mètres. Le passage ne passe pas encore, mais l’espoir grandit pour les jours à venir si la météo nous laisse un peu de répit.

Les galériens présentes sur le site sont  : de l’Ardèche, du Var, de la Lozère, du Gard, des Alpes-Maritimes, de l’Aveyron et de la Drôme.

Nos remerciement particuliers : au fabriquant de la pompe ITT LOWARA et plus particulièrement à son personnel suivant qui a pris à cœur notre requête urgente : Le chargé d'affaires : Franck Penvern. Assistantes commerciales et logistiques : Carole Bertrand et Sandy Fontaine : (Site de Marseille). Recherche et sélection du matériel par Mickael Moreau (Technico-sédentaire : Site de Tours). Autorisations et bienveillance pour enlèvement Italie par Damien Galzin (Responsable France ‘’produits eaux claires’’ : Site de Tours)

A la Société Atelier Mathieu, Cannes, William Hannachi, revendeur de la pompe et à la Société CECCI, agence de Grasse, Éric Gracia, fournitures électriques, câble pompe, divers.

Lundi  29 novembre 2010

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Vers les 10h00, après le café du matin, la petite équipe est prête à descendre à 150 mètres de profondeur pour affronter l’eau, le sable et le froid. Les conditions sont mauvaises, l’équipe est réduite par un désistement de dernière minute. A quatre, ce groupe doit faire le travail de sept. La motivation est tout de même au maximum, ceci compensant cela. La mission est simple : rejoindre le fond en posant les téléphones, vérifier les pompes et arranger quelques tuyaux avant de pomper le S2. L’équipe ne perd pas de temps. En moins d’une heure, elle est au barrage. Celui-ci déverse, et il faut effectuer les aménagements des tuyaux de refoulement. Cette action terminée, la pompe de refoulement est démarrée. Quelques instants plus tard, la pression augmente dans les tuyaux  et finalement l’eau jaillit à l’extrémité de la colonne de refoulement. L’eau souterraine coule à nouveau aux pieds des ceps de vigne. Le niveau du barrage baisse puis se stabilise lors de  l’apport d’eau du S1. L’équipe se rend au S2. La pompe est plongée dans le siphon et démarrée à son tour. La chaîne de pompage est active et tout semble fonctionner pour le mieux. Le niveau du barrage ne baisse plus mais n’augmente pas non plus. Nos capacités de pompage étalent donc l’apport du collecteur et des deux pompes (S1 et S2). Il faut maintenant attendre que le niveau du S2 baisse. Cette attente est mise à profit par nos « fontainiers » pour  se restaurer. Le niveau baisse lentement mais sûrement. Encore quelques centimètres et nous aurons atteint le niveau d’hier. Le début du désensablage peut commencer. A la pelle et au seau, les fontainiers se sont transformés en terrassiers. De seau en seau, les grands sacs à gravats se remplissent. Le niveau continu de descendre malgré des soucis d’ensablement de la pompe. La cote – 1,20 m est atteinte et les spéléos retirent toujours les sédiments à grands coups de pelle. Malheureusement, la nature est encore contre nous. Le sol devant le S2 est en faite un plancher stalagmitique et sous celui-ci se trouve un stock de sédiments. L’appel au vide créé par la vidange du siphon entraîne immédiatement ces sédiments vers le point de pompage. Il faut donc vider aussi cette zone. A la fin de cette journée des plus harassantes, il a été retiré plus de 2 m³ soit plus 4 tonnes de sable, eau et sédiments. Le niveau du siphon 2 a baissé de plus d'1,5 m.
Les résultats de la journée sont malgré tout très motivants. Mardi le siphon livrera peut être son secret…

Les personnes présentes sur le site ce jour sont de la Lozère, du Gard, des Alpes-Maritimes, de l’Ardèche et de l’Aveyron.

Dimanche 28 novembre 2010

Après un samedi très intense sur les préparatifs, l’heure est venue de passer au pompage. La matinée sera tout de même mise à profit pour améliorer l’étanchéité des raccords et le cheminement des câbles et du tuyau. Une équipe a en charge de modifier  le système de démarrage automatique de la pompe. Une fois cette opération terminée, le pompage va pouvoir démarrer. En fin d’après midi, toutes les équipes sont en place et l’eau jaillit de nouveau sur le plateau Ardéchois. Toutes les pompes sont misent en route. La pompe du S1 refoule dans le barrage ainsi que la pompe de secours si besoin est. La pompe du S2 rejette également son eau dans le barrage. Enfin, l’eau du barrage est remontée à la surface par la pompe. Le principe fonctionne, mais rapidement, nous nous apercevons que l’arrivée d’eau est supérieure à ce que l’on peut pomper et l’effet est immédiat : le niveau du barrage augmente et il déverse. Pendant près de trois heures, on améliore l’étanchéité et on calcule les débits. Une évidence : il y a beaucoup plus d’eau sous terre que la veille alors qu’il n’a pas plu ! Qu’elle en est la raison ? Après réflexion, la seule piste que nous retenons provient du gel. En effet, pendant plusieurs jours et ce depuis la dernière pluie, la température a chuté en dessous de 0° C. L’eau ainsi prisonnière dans la couche superficielle de la terre aurait été libérée hier en fonction des températures plus clémentes. Finalement, en début de soirée, le débit diminue et redevient conforme au débit mesuré normalement (environ 2 litres/seconde au collecteur). La pompe étale le débit et le niveau du S2 baisse enfin.  Après 1h30 de pompage, le niveau à diminué de 0,80. Malheureusement, l’équipe est sous terre depuis trop longtemps maintenant et elle doit remonter. L’optimisme est de rigueur ! Si la nature nous laisse un peu de temps, nous allons pouvoir vider le siphon de son sable.

Les spéléos de ce jour étaient originaires de la Drôme, de la Lozère, du Gard, des Alpes-Maritimes, du Doubs, du Jura, du Tarn, de l’Aveyron, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Orientales et enfin de l’Ardèche.

Samedi 27 novembre 2010

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En ce début de matinée, il règne une certaine effervescence sur le site du puits de Ronze. Les deux PC, "gestion" et "pompage", sont en ébullition… Toutes les missions sont organisées et programmées et les équipes constituées. Côté technique, le matériel utile et nécessaire pour commander les pompes est installé. Les pompes seront pilotées en partie à partir de la surface.
Il faut maintenant descendre la pompe, les câbles et finir le raccordement des tuyaux. Le moteur de la pompe protégé dans une gaine de TP en 160 mm, son boitier de raccordement électrique et une longueur de câble sont installés dans une civière. Ainsi emballée, cette partie de la pompe, la plus fragile mais la plus lourde (environ 70 kg plus la civière), sera plus facilement transportable et les risques de chocs seront écartés. Le corps de pompe, plus léger (30 kg) est seulement glissé dans une gaine de type « jénolène » de 160 mm de diamètre. Bien harnachée, elle sera descendue comme la civière avec les techniques mises au point par le SSF (frein de charge sur répartiteur de charge).

C’est le grand moment et le top départ de l’équipe de transport est donné. Une équipe d’artificiers est tout de même prévue si un obstacle s’avère infranchissable par la civière. Lentement mais surement, le convoi souterrain progresse. Les puits et les passages étroits s’enchainent. Il faut énormément d’énergie à chacun pour franchir les zones difficiles mais comme d’habitude, l’équipe réussie à vaincre les obstacles. Finalement, les artificiers n’ont pas œuvré. Les prévisions et les estimations étaient bonnes et le convoi spécial arrive à bon port, on devrait dire plutôt à bon « barrage ».

Immédiatement derrière, une nouvelle fois, une chaîne humaine est créée à l’entrée de la cavité. Le plus long « des serpents », 300 m, est en aluminium. Le câble en 4x25², repéré tous les 20 mètres, est descendu en un seul tenant. Ces marques serviront aux équipiers pour positionner le câble dans la cavité. Plus de trente spéléos vont s’échelonner à l’extérieur et dans toute la cavité jusqu’au barrage à -140. Le câble de téléphonie spécifique du système « Océane » est également acheminé jusqu’à la pompe. Le contrôle visuel et les ordres pour la commande des pompes seront donnés via ce système.
En fin d’après midi, l’équipe chargée de la mise en place finale de la pompe et des connexions électrique entre sous terre. Sa mission devrait durer environ huit heures. La pompe est mise en route pour la première fois un peu avant minuit. Après quelques réglages, les tests peuvent commencer. Une heure après, le système est opérationnel et l’eau jaillit à l’extérieur. La dernière équipe peut remonter.

L’équipe des artificiers qui n’a pas eu à officier dans la cavité du puits de Ronze est tout de même allée faire quelques tirs à la perte. Le passage est maintenant plus évident, l’eau s’engouffre par une petite fissure, mais le travail semble encore important.

Les forcenés du jour proviennent de l’Aveyron, de l’Ardèche, de la Lozère, de la Drôme, des Alpes-Maritimes, du Jura, du Gard, du Doubs, des Pyrénées-Orientales et du Tarn.

Vendredi 26 novembre 2010

Video sur la manoeuvre du tuyau de pompage

Depuis la veille, la pompe est arrivée sur le site du puits de Ronze amenée par l’équipe des spécialistes du pompage venus des Alpes-Maritimes. Du fait, une nouvelle structure est montée : le PC pompage est créé. Toutes les commandes des pompes partiront de cet endroit. Durant toute la journée, des tuyauteurs, des électriciens, des automaticiens vont travailler en surface pour tester et équiper la pompe. La ligne de tension en 380 volts est assemblée en surface et sera descendue d’un seul tenant. Une ligne téléphonique spéciale et dédiée au pompage sera également installée en même temps que le câble de puissance.

Le travail continue aussi dans la cavité, les tuyaux de refoulement sont descendus et raccordés. La dernière jonction est dans le puits d’entrée. Demain, le tuyau sera raccordé avec l’extérieur et prolongé loin de l’entrée.

Samedi sera une journée décisive pour le pompage. Si tout se passe comme prévu en soirée la pompe devrait être en place et raccordée aux tuyaux et les premiers essais effectués. Le pompage pourrait soit débuter en fin de soirée ou au pire dimanche matin.

Les spéléos du jour viennent de l’Ardèche, du Gers, des Hautes-Pyrénées, des Hautes-Alpes, de la Lozère, de la Drome, du Rhône, des Bouches du Rhône et enfin des Alpes-Maritimes.

Jeudi 25 novembre 2010

 ssf-22-nov-Presentation-du-  ssf-22-nov-lentree ssf-22-nov-Le-serpent-noir ssf-22-nov-La-fin-du-premie 

Ce jour est important pour l’opération de pompage, les tuyaux de polyéthylène haute pression doivent être descendus. Le serpent en matière plastique noire n’est pas très souple et la température extérieure ne favorise pas à le rendre plus malléable. Une équipe de sept spéléos se charge de descendre la première longueur. La technique utilisée est la même qu’en secours, il faut faire des freins de charge avoir une bonne coordination entre tous et donc une bonne communication. Dès l’entrée du tuyau dans la cavité, le ton est donné. Une extrémité est au bas du premier puits et l’autre encore devant le PC. L’acheminement de ce long objet encombrant jusqu’au lac prendra plus de 5 heures. Finalement, le dernier coude de la galerie sera fatal. En effet, le virage est trop serré et il faudra installer un coude préfabriqué car la souplesse relative du tuyau ne permet pas son passage.

Une fois ressortie et après un repas mérité, l’équipe repartait à nouveau pour la descente d’un second tronçon.  La soirée sera courte pour certains et longue pour d’autres… Vendredi sera une journée très chargée car il faudra terminer l’acheminement des tuyaux, des câbles, des raccords et des boitiers de commande de pompe au fond de la cavité.

En surface, la perte attire toujours nos artificiers et leur travail continu. Les petits passages partent horizontalement maintenant. Les tirs se succèdent, Il faut persister pour savoir ce que nous cache cette entrée.

Vers les 18h00, nous avons eu confirmation de la réception de la pompe dans les Alpes-Maritimes. Aussitôt, elle a pris la route pour l’Ardèche, elle doit arriver en fin de soirée.

Sur le site ont œuvré les spéléos de l’Isère, du Vaucluse, de l’Ardèche, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, des Hautes-Alpes, de la Lozère, du Gard, de la Drome et enfin des Alpes-Maritimes.

Nos remerciements à la Société Béal pour la fourniture de corde pour l’équipement de la cavité.

Mercredi 23 novembre 2010

ssf-21-nov-Les-tuyaux-pour-  ssf-21-nov-les-tuyaux-en

Ce matin, les personnes présentes ont comme objectif de calibrer certains passages du Puits de Ronze. La petite galerie à – 75 qui nous a déjà donné beaucoup de travail semble un peu trop étroite pour recevoir plus de matériel. Une équipe est donc chargée d’agrandir l’entrée et la sortie de ce passage. Une mission très importante puisqu’il faut en même temps protéger de l’explosion, la gaine et les câbles qui sont en place. En fin de journée, ces objectifs sont atteints et le passage bien plus confortable.

A la perte, les tirs se succèdent et petit à petit le trou s’agrandi. La côte – 7 semble atteinte. En fin de journée, les artificiers se trouvent sur un plancher épais où deux petits conduits partent de chaque coté. Le vide est ressenti au dessous mais dans combien de mètres ?

En surface, les travaux d’approvisionnement du matériel de pompage continuent. La remorque contenant tout le matériel électrique et les accessoires est arrivée en fin d’après midi. La fabrication de la pompe en Italie est terminée. Elle sera mise à disposition pour transport vendredi matin à 9h00. Elle sera ensuite acheminée via les Alpes–Maritimes sur le site. Si tout se déroule comme prévu, son arrivée est prévue en fin de soirée au puits de Ronze.

Les spéléos présents viennent de l’Isère, du Vaucluse, de l’Ardèche, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, du Rhône et enfin des Alpes-Maritimes.

Mardi 22 novembre 2010

Les jours se ressemblent étrangement en ce moment. L’activité bien que très chargée reste la même. Une équipe a continué la désobstruction de la perte. Elle progresse actuellement en suivant un joint de strate. Les artificiers sont confiants et pensent trouver un vide conséquent très rapidement.

Au puits de Ronze, une équipe a été relever les capteurs qui ont été posés au siphon S2. Ces valeurs permettront d’affiner nos connaissances sur le système hydraulique de la cavité. Lors de sa remontée, cette équipe aura deux missions. La première consiste à repérer tous les passages qui risquent de poser problème lors de la pose du tuyau de refoulement de la pompe et du câble. Ces passages seront marqués pour une désobstruction ultérieure. La seconde mission consiste à aller voir le Bousier pour valider ou non l’arrêt des travaux dans cette galerie.

En surface, l’activité a été physique. Les tuyaux de refoulement de la pompe ont été livrés. Plusieurs couronnes  représentent trois cents mètres de canalisation. Le plus difficile aura été de les dérouler et de les tendre. Cette opération est obligatoire pour redresser le polyéthylène et ainsi pouvoir le descendre dans le gouffre. Normalement cette action doit être faite avec une certaine chaleur ce qui n’a pas été le cas ce jour en Ardèche. Espérons que la tension sera suffisante pour que les tuyaux soient utilisables.

Les personnes qui ont ouvré sont de l’Ardèche, du Gard, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, de la Drome, de l’Aude, du Rhône et enfin des Alpes-Maritimes.

Lundi 22 novembre 2010

    ssf-20-nov-Entree de la perte avant le 19 novembre   ssf-20-nov-La perte le 21 novembre  ssf-20-nov-La galerie du Bousier   ssf-20-nov-A la sortie du Bousier

Comme les jours derniers, les chantiers actifs étaient la désobstruction de la perte et de la galerie du Bousier au Puits de Ronze.  Cette galerie passage a été visionnée à l’aide d’une caméra hier en fin de journée, la suite semblait importante. Une équipe s’est rendue sur place pour continuer à l’ouvrir.  Le passage. Après trois tirs, une continuation est découverte. Les explorateurs vont progresser de plusieurs mètres. Hélas, il semble que la faille terminale soit une cheminée sans continuation évidente. Une nouvelle vérification sera réalisée demain pour avoir un second avis. Malheureusement, si cela devait se confirmer, nous perdrions une des pistes possibles pour atteindre notre objectif.

Du coté de la perte, les tirs ont continué toute la journée. La fissure continue toujours à descendre. Le travail est important à cet endroit aussi, espérons que nous pourrons trouver un vide important assez rapidement.

Aujourd’hui, l’organisation du pompage du siphon numéro 2 a pris une autre envergure. Les démarches ont été faites auprès des fournisseurs de matériel de pompage. L’approvisionnement du tuyau, du câble, des accessoires, des tableaux électriques est calé. Ce matériel arrivera à partir de mercredi. Son installation commencera à partir de ce jour. La pompe fabriquée spécialement pour l’opération en Italie sera acheminée mercredi et jeudi vers Nice et enfin vers Labastide de Virac.

Si tout se déroule comme prévu et si la météo est clémente, nous devrions la mettre en place vendredi et commencer le pompage samedi matin.

En prévision de ce pompage et des missions à venir pour la fin de semaine, nous allons augmenter le nombre de personnes présentes sur le site.

Le planning sera également ouvert pour les deux semaines suivantes soit jusqu’au 12 décembre.
Les CTDS peuvent donc commencer à prévoir leurs équipes pour cette période et informer le PC Puits de Ronze au numéro habituel : 06 37 12 85 40.

 Ce lundi, les spéléos présents étaient de l’Ardèche, du Gard, de la Lozère, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. .

Samedi 20 et Dimanche 21 novembre 2010

Le week-end et notamment samedi étaient annoncés pluvieux. La météo avait vu juste. Dès la nuit du vendredi au samedi, les premières précipitations sont tombées. Samedi, elles atteignaient 35 mm. Le petit cours d’eau temporaire s’est reformé devant le PC. De fait, la cavité est interdite d’accès. Tous les spéléos présents sur le site souhaitaient tout de même œuvrer. Les travaux à la perte bien que sous la pluie ont pu être continués. Une bâche a été tendue au-dessus de l’entrée en protection et le cours du ruisseau a été dévié pour l’empêcher de rentrer  dans le trou et voilà nos artificiers de nouveau à l’œuvre. Cette journée a été mise à profit pour organiser le pompage du S2 lors de la semaine à venir.

Dimanche, les conditions météorologiques s’améliorent. La pluie est presque inexistante. Une équipe continue le travail à la perte. Une autre descend dans le puits de Ronze pour reprendre la désobstruction du Bousier. Enfin une troisième équipe est chargée de modifier l’équipement du puits de 45 m. Chaque chantier avance de façon significative. En fin de journée, la perte atteint une profondeur de plus de 6 m. Elle se développe sur une facture assez large et la suite semble beaucoup plus évidente. Il faudra encore plusieurs tirs mais la voie semble mieux tracée.
Du côté, du Bousier, les artificiers ont progressé de plusieurs mètres et se sont arrêtés sur un passage étroit, derrière celui-ci, un agrandissement et une petite vasque d’eau. La dernière équipe du jour avait comme consigne de descendre jusqu’au bout de la galerie et, à l’aide d’une caméra, d’essayer de visionner la suite. Au bout d’une perche, la caméra a révélé sur la droite une continuation assez vaste avec la présence de concrétions. Ces informations sont intéressantes et bien entendu très motivantes pour les prochaines équipes.

Vendredi 19 novembre 2010

Ce matin, les équipes sont reparties au fond de la cavité. Comme la veille, les chantiers sont la désobstruction du Bousier et le pompage du S2. Cette énième tentative de pompage est sans doute la dernière avec les techniques actuelles. Comme les précédentes, elle s’est soldée sur un manque de temps et de capacité de stockage du barrage. Le pompage vers la surface devient la seule solution possible pour vaincre cet obstacle.

Le chantier de désobstruction du Bousier avance. Il y a maintenant 8 m. de galerie ouverte. Elle se dirige vers le sud et pas forcément dans la direction espérée. Mais nous devons savoir où va se boyau étroit.

Le chantier de la perte évolue aussi. La profondeur atteinte aujourd’hui est de 3 m. La fissure se divise en plusieurs passages mais un vide plus important est ressenti.

Les études techniques sur la faisabilité du pompage ont été complétées toute la journée par plusieurs personnes.

En fin de matinée, une réunion a eu lieu à la mairie de Labastide de Virac. L’équipe du SSF a exposé l’avancée des travaux à l’assemblée présente dont Monsieur le Procureur de la République.  Monsieur le Procureur a également répondu aux questions posées par les membres du SSF.  Suite à cette réunion, nous nous sommes rendus sur le site du Puits de Ronze. Un point presse a permis d’annoncer les nouveautés et de faire la synthèse des travaux.

Dans l’après-midi, une équipe composée de membres de la Gendarmerie Nationale et de personnel du SSF s’est rendu à la Dragonnière de Gaud. La mission de cette équipe consistait à effectuer des prélèvements d’eau pour analyse. Une autre équipe aura la même mission mais au fond de la cavité en amont du barrage.

Suite à l’annonce de mauvaises conditions météorologiques pour la journée de samedi, une équipe descendra dans la  nuit de vendredi à samedi. Elle devra remonter une  partie du matériel sensible et mettre à l’abri ce qui ne peut être sorti.

Les spéléos de ce jour  étaient originaires de la Drôme, de la Lozère, du Vaucluse, des Alpes-Maritimes, des Hautes-Alpes, des Hautes-Pyrénées et enfin de l’Ardèche.

Jeudi 18 novembre 2010

ssf-19-nov-Desobstruction-d  ssf-19-nov-Le-nouvel-abri-d

La météo est bonne et le terrain s’assèche. La première équipe doit reprendre la désobstruction du Bousier mais avant tout aller vérifier si la pompe du S1 a fonctionné. Les nouvelles du fond sont bonnes. Le système de déclenchement automatique de la pompe est efficace et le niveau d’eau dans la cavité en baisse. Comme convenu, les tirs reprennent dans la galerie étroite en haut du puits de 20 m. Après plusieurs tirs l’avancée est de  plusieurs mètres. La seconde équipe de la journée doit aller au S2. Elle doit à nouveau tenter de faire franchir le S2 à un tuyau de refoulement. Cette idée hasardeuse ne sera pas couronnée de succès.  Après plusieurs tentatives, il est décidé d’abandonner cette manœuvre. L’équipe remonte. En passant au Bousier, elle est chargée de dégager les déblais du tir précédent.

Depuis deux ou trois jours, l’idée de pomper le S2 directement vers la surface fait son chemin. Diverses études sont réalisées. Il y a  plusieurs solutions mais la théorie reste la même. Il faut remonter l’eau sur 150 m. et l’évacuer loin de l’entrée de la cavité.
Le S1 et le S2 seront vidés dans le barrage. A cause de la présence de sable et de sédiments, l’eau sera décantée avant pompage. Le barrage servira de bassin de décantation. Une pompe à haute pression refoulera directement à l’extérieur ou alors si on ne trouve pas le modèle approprié une pompe sera mise en relai à la cote de -75.

Vendredi, la recherche du matériel devrait permettre la mise en place des tuyaux et des câbles dans la cavité ce week-end. Le but étant de placer la pompe en début de semaine prochaine. 

 

Les spéléos présents provenaient de la Drôme, de la Lozère, des Alpes-Maritimes, des Hautes-Alpes du Gard, de l’Aveyron et enfin de l’Ardèche.

Mercredi 17 novembre 2010

Après les problèmes de la veille, tout le monde est décidé pour avancer vite. Une nouvelle pompe est installée dans le S1, elle est équipée d’un flotteur. En mettant la ligne sous tension, on pourra démarrer la pompe avant de descendre dans la cavité et ainsi gagner du temps. Les tuyaux de refoulement des pompes sont également changés. Une fois derrière le S1, l’équipe inspecte le barrage. Tout est en état, le seul problème reste le débit d’eau. L’arrivée dans le collecteur est toujours importante. Le barrage est plein, il faut le vidanger. Dès qu’il est vide, on peut faire une tentative de pompage du S2. Hélas, un autre problème vient compliquer l’opération. L’eau est entrée dans la gaine de ventilation. Le niveau d’oxygène descend, il faut réparer cette gaine pour qu’elle soit plus étanche. Une heure plus tard, elle est à nouveau opérationnelle et le taux d’oxygène au fond du trou remonte à 20.5%. Les téléphones fonctionnent bien, on peut donc commencer le pompage. La pompe démarre mais le niveau baisse faiblement. Par contre, le barrage se rempli beaucoup trop vite. Nous sommes à nouveau dans l’impasse. Le niveau du S2 baisse de quarante centimes alors que la dernière fois il a baissé d’un mètre vingt. Le débit est encore trop important, il faut remonter et réfléchir aux autres possibilités.
L’alternative vient sans doute du boyau étroit dans le P20, le Bousier comme nous l’avons surnommé. Demain, on descend et on regarde comment se comporte le collecteur et quel est son débit. S’il n’y pas de changement notable, on recommence la désobstruction du Bousier. Cette option pourrait s’avérer payante en attendant une baisse de l’eau significative.
Ce mercredi, une équipe a aussi continué la désobstruction de la perte. L’entrée est maintenant bien dégagée. Après deux mètres, il semble que la fissure soit prometteuse et constitue une alternative.

Pendant ces deux jours, les participants étaient de l’Ardèche, du Gard, de la Lozère, de la Drôme, des Alpes-Maritimes, des Hautes-Alpes, des Bouches du Rhône et de l’Aveyron.

Mardi 16 novembre 2010

Après la pluie, il y a toujours un doute qui s’installe. Nous craignons les dégâts que l’eau pourrait encore faire dans la cavité. La première équipe qui va pénétrer dans le puits doit inspecter les équipements et les aménagements. Les cordes doivent être contrôlées. L’une d’entre elles est abimée, elle doit être changée. Finalement, jusqu’au siphon n°1 il n’y a rien d’anormal. Les pompes sont mises à l’eau et sont démarrées. Le pompage est beaucoup plus long que de coutume. Après plus de deux heures le niveau est encore haut, il faut encore attendre. Finalement le S1 est vidé. Cette perte de temps est due à la rupture de la petite digne qui empêche l’actif du collecteur de revenir dans le S1. Une fois réparé, le batardeau dévie à nouveau l’eau directement vers le S2.
Une équipe se rend au barrage, lui aussi est plein. Il faut le vidanger. Le débit est bien supérieur à la semaine dernière. Les spéléos perdent trop de temps, le pompage n’est pas réalisable aujourd’hui. De plus, il y a beaucoup de problème avec le téléphone. Tout le monde doit remonter. Il faut maintenant espérer une baisse rapide du niveau de l’eau.
A l’extérieur, une amélioration a été apportée à l’abri de la turbine. En effet, celle-ci est tombée en panne en raison de l’humidité. Rapidement réparée, il a fallu faire un toit plus efficace. Notre ami Alain, le menuisier qui a fabriqué le support du ventilateur au dessus de l’entrée est venu rapidement à notre aide. Un nouveau toit solide et étanche protège désormais le tableau électrique et la turbine.

Lundi 15 novembre 2010

Après la tentative de forcer le siphon à l’aide d’un tuyau, qui malheureusement, s’est soldé par un échec, nous souhaitons recommencer. Hélas, la météo n’est pas favorable ce lundi. Il a plu pendant la nuit et l’écoulement devant le PC a recommencé. Toute intervention dans la cavité est donc interdite.
Les personnes présentes sur le site profitent de ce moment libre. Certains en profitent pour augmenter le confort du site, d’autres pour ranger le matériel. Enfin, une équipe est allée continuer la désobstruction de la perte du ruisseau qui passe devant le PC. Cette perte proche du terminus de la Dragonnière de Gaud n’est pas très engageante mais nous ne devons négliger aucune piste.

Les spéléos présents lors de cette journée pluvieuse venaient de la Drôme, des Bouche du Rhône, de la Lozère, des Alpes-Maritimes, les Hautes-Alpes et enfin de l’Ardèche.

Dimanche 14 novembre 2010

  ssf12-nov-2010-Les pompes au S1_110_110_70  ssf12-nov-2010-Preparation des plongeurs_110_110_70 

Au petit matin, les derniers artificiers sortent de la cavité. Tous sont très fatigués et un peu abattu par le résultat de leur travail. Il faut trouver une autre idée.
Le temps menace encore, la pluie est annoncée. En prévention, une équipe doit renforcer les stockages de gravats au bas des puits. En effet, une nouvelle crue dans la cavité aurait des effets dévastateurs sur ces stocks si ceux-ci n’étaient pas protégés. Des bâches, du grillage, des câbles d’acier sont fixés sur les dépôts. L’opération dure presque toute la journée et finalement tous les bas de puits sont aménagés. La mission prioritaire réalisée, nous pouvons tenter une nouvelle expérience. Nous allons essayer de passer un tuyau de refoulement dans le S2. Avec beaucoup de chance celui-ci pourrait sortir de l’autre coté du siphon, que nous estimons court. Une fois le tuyau enfoncé de plusieurs mètres, il faut démarrer la pompe et voir si le niveau baisse. Elle permettrait un vidage rapide du siphon. Si elle ne fonctionne pas, nous allons reprendre le pompage du siphon 2 vers le barrage et vider les sédiments à la main lorsque le niveau du siphon sera au plus bas. Nous les stockerons dans de grands sacs à gravats (big-bag de matériaux).  Cette opération sera répétée après chaque vidange du barrage. Si la météo le veut bien cette opération débutera lundi en fin de matinée. Bien évidement si la quantité d’eau tombée sur le plateau ardéchois est importante cette opération sera reportée.

Ce week-end, les participants étaient  de l’Ardèche, du Gard, de la Lozère, du Vaucluse, de la Marne, du Rhône, des Alpes-Maritimes, des Hautes-Alpes, des Bouches du Rhône et du Lot. A noter également la participation des spéléos Audois lors de la journée de vendredi.

Suite à la réunion, du jeudi 11 novembre, il a été décidé que le système de fonctionnement actuel serait reconduit. Les travaux vont donc continuer de façon journalière et ce jusqu’au 28 novembre au minimum. Chaque CTDS ayant envoyé sa prévision de participation peut avertir les spéléos de son département. En cas de doute ou de révision, il faut contacter le PC Puits de Ronze au 06.37.12.85.40.

Nos remerciements à l’entreprise S.T.I.C. Distribution à Alès pour la fourniture de la pompe et des accessoires.

Vendredi dans l’après midi, le site du puits de Ronze a reçu la visite d’Arthur et Evelyne Establie ainsi que de plusieurs membres leur famille. Nous avons présenté la topographie de la cavité ainsi que l’avancée des travaux au fond du gouffre. Ensuite, Monsieur le Maire a organisé un émouvant  accueil officiel à la Mairie de Labastide de Virac. Arthur et Evelyne et leur famille ont remercié l’ensemble des acteurs de l’opération de secours et de l’action de solidarité.
Lors de  ce week-end, tous les membres de la Fédération Française de Spéléologie et sauveteurs du Spéléo Secours Français ont partagé quelques instants avec Evelyne et Arthur. Leurs forces et leurs volontés de voir notre action aboutir est une leçon pour nous tous et augmentent notre détermination à réussir.

Samedi 13 novembre 2010

Sur le terrain, l’essai de pompage du siphon le vendredi et les indices sont encourageants pour indiquer  sans doute, un petit volume et une faible distance. Avant d’entamer ce chantier difficile nous avons toutefois décidé de commencer la désobstruction d’une fissure à coté du siphon qui permettrait peut être de le shunter.  
Avant de débuter les explosions, nous devons améliorer la ventilation au fond de la cavité. La gaine doit être prolongée. En attendant, un ventilateur est installé à l’entrée du siphon 1. Le taux d’oxygène au fond de la cavité redevient normal. 
Nous pouvons donc engager une équipe. Elle est chargée d’améliorer l’entrée du S1, plusieurs tirs d’élargissement sont nécessaires. Pendant quelques heures les artificiers ouvrent le point bas du siphon.

Finalement, nous finissons par trouver la gaine espérée. Une grosse équipe de huit personnes est chargée de mettre en place ce gros « serpent de plastique ».  Une fois au terminus de la gaine, les morceaux sont assemblés. Le tuyau d’air arrive maintenant au sommet du ressaut de 5 mètres au dessus du siphon 2.
Dès lors, les équipes d’artificiers vont pouvoir œuvrer. La fissure est élargie sur plusieurs mètres. Pendant toute la nuit, les équipes vont se relayer. Malheureusement, la dernière ne peut que  constater que la fissure remonte et finie par pincer ne donnant aucune issue possible.

Vendredi 12 novembre 2010

Après l’impossibilité par les plongeurs de franchir le S2 la veille, tout le monde cherche de nouvelles idées. L’une d’elles, prend le dessus, elle est un peu ambitieuse. Nous voulons pomper le S2 mais nous n’avons bien entendu pas de possibilité de refoulement à l’aval. Il nous faut donc soit sortir l’eau à l’extérieur soit la stocker sous terre. Au final, nous pensons construire un barrage capable de retenir une grande quantité d’eau. Il faut que celui-ci puisse retenir l’arrivée d’eau de l’actif (2l/s) et en plus recevoir l’eau que nous souhaitons retirer du S2. La manœuvre n’est pas envisager dans un premier temps pour vider complètement le siphon sauf si celui-ci s’avère très court. Cette tentative est plus destinée à évaluer sa dimension et sa réaction. Le sol du siphon étant comblé par des sédiments très compacts, nous pourrons également essayé de creuser et ainsi augmenter la hauteur de passage.

L’idée générale étant fixée, il a fallut s’organiser pour trouver la pompe et les accessoires ayant la capacité de remonter  l’eau chargée jusqu’au barrage.  Ensuite, il a fallut déterminer l’emplacement du barrage et calculer sa capacité. La théorie bien ficelée, nous sommes passés aux actes. La pompe et la ligne de refoulement ont été achetées. Nous avons décidé d’implanter le barrage dans l’amont du collecteur. En prenant en compte sa hauteur, inférieur à 70 cm, nous avons une contenance d’environ 20 mètres-cubes. Une structure d’appui est  réalisée en barre d’acier de 10 mm de section. Elles sont ancrées dans chaque paroi opposée de la galerie. Une quantité de sac à gravats remplie de sable et sédiment est appuyée à l’intérieure du barrage et contre cette structure métallique. Comme dans tout barrage la base est bien plus large que la cime et possède une évacuation. Il faut maintenant installer la pompe dans le S2 et poser la ligne de refoulement jusqu’au barrage à environ 60 mètres plus en amont. En fin d’après-midi, le dispositif est prêt. Les plongeurs descendent au fond de la cavité, ils sont chargés de mettre en œuvre la pompe. Deux autres personnes resteront au barrage pour surveiller l’ouvrage. Une équipe restera à l’entrée de S1 pour contrôler le niveau de celui-ci. Une fois tout en place, la chronologie est la suivante :

1-      Vider le S1 au maximum

2-      Fermer le barrage

3-      Pomper le S2 dans le barrage

Après quelques déboires électriques dus à l’humidité ambiante, le système complexe fonctionne. Au bout d’une heure et demie de pompage, le niveau du siphon 2 a baissé d’environ 1.2 mètre. Les plongeurs, aidés de deux autres spéléos ont creusés l’entrée du siphon. La technique est bonne mais la capacité de retenue du barrage n’est pas suffisante pour stocker plus. Le siphon ayant bien baissé, nous pensons donc qu’il est relativement court. Les plongeurs tentent une nouvelle pénétration. Si à la première tentative du jeudi 11, ils étaient entrée de 4.5 mètres, cette fois ci, ils ont gagné un mètre de plus mais la distance entre le plafond et le sol se réduit encore jusqu’à une dizaine de centimètres.

En soirée, l’équipe entière, bien fatiguée sort de la cavité. Toutefois, si le passage du siphon semble nous bloquer pour l’instant, une fissure un peu avant et sur la gauche du siphon est découverte. L’objectif des prochains jours sera sans doute dans cette direction…

Ce jour, les spéléos présents, provenaient de l’Isère, de l’Ardèche, du Gard, de la Lozère, de la Haute-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, du Vaucluse et de la Marne.

Jeudi 11 novembre 2010

L'objectif de la journée est la plongée du siphon 2, nouvel obstacle qui barre la galerie et empêche la poursuite de la progression. Les première équipes engagées ont pour mission la remise en place des téléphones et la vérification du vidage du premier siphon. Leur effectif est volontairement limité au strict nécessaire afin de ne pas faire augmenter inutilement le taux de co2 dans l'inter siphons. Pendant ce temps les plongeurs préparent le matériel qui leur sera nécessaire pour franchir le siphon et effectuer une reconnaissance le plus loin possible soit dans une continuité aquatique soit de nouveau dans une galerie exondée. Dans cette dernière hypothèse ils emmènent le matériel d'analyse nécessaire pour vérifier la respirabilité de l'air qu'ils vont rencontrer. Les 2 plongeurs et les 8 porteurs entrent dans le gouffre vers 14h30. Une fois arrivé au fond et équipé le premier plongeur s'engage pendant que le second reste à l'entrée du siphon pour assurer la sécurité. Après seulement 4 mètres de progression horizontale à -1 mètre il bute sur un remplissage de la galerie par du sable qui ne laisse plus subsister qu'un espace libre de 15 à 20 cm au plafond. A trois reprises les deux plongeurs vont se succéder pour vérifier que le franchissement n'est pas possible mais malheureusement le constat initial se confirme. L'information est transmise à la surface vers 16 h. Après un premier temps de déception rapidement des solutions techniques sont envisagées afin de vider ce siphon dont les premiers éléments peuvent laisser penser qu'il aurait une configuration assez similaire à celle du premier. La consigne est donnée aux plongeurs et porteurs de remonter. La fin d'après midi est consacrée, à partir des informations précises données  par les plongeurs, à la validation et au calage de la solution de pompage qui sera mise en oeuvre demain.

Les équipes présentes aujourd'hui viennent de l'Aude, du Gard, des Alpes Maritimes, de l'Isère, du Rhône, du Vaucluse, de l'Ardèche, de la Loire, des Pyrénées Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, de la Haute Garonne.

Mercredi 10 novembre 2010

  ssf11-nov-2010-Galerie avant le S1_110_110_70  ssf11-nov-2010-Pompage du S1_110_110_70  ssf11-nov-2010-Le S1 vide_110_110_70

Après la découverte du siphon numéro deux, la stratégie est claire. Il faut plonger. La journée fut donc consacrée à la préparation de celle-ci. Pendant ce temps une équipe termine les travaux de sécurisation du fond de la cavité.
La ligne téléphonique est tirée jusqu’au siphon numéro 2. Un TPS est également installé près de cette zone. Dans le premier siphon, la pompe est doublée pour assurer la redondance et ainsi garantir le passage des équipes vers  l’aval. Toute cette partie terminée, nous pouvons en fin de journée confirmer que les conditions sont réunies pour la plongée du jeudi.

Sur le site les départements présents sont: L’Isère, la Gironde, l’Ardèche, le Gard, les Pyrénées-Atlantiques, la Lozère, le Vaucluse et l’Aude également engagé dans la nuit du 9 au 10.

Mardi 9 novembre 2010

ssf10-nov-2010Preparation de la plongee_110_110_70  ssf10-nov-2010-les equipiers se protegent_110_110_70  ssf10-nov-2010-Le boutefeu en action_110_110_70  ssf10-nov-2010-Dans les puits_110_110_70

Les missions du jour étaient simples. Il fallait descendre au fond de la cavité. Les plongeurs devaient passer le siphon, installer la pompe et vider le siphon. La pluie tombée dans les dernières vingt quatre heures devait conditionner l’opération. Les précipitations ayant été faibles, les équipes sont engagées dans la matinée.

La première équipe doit changer à la descente une corde usée et ensuite terminer les tirs de confort stoppés lundi à cause de la pluie. Le travail est difficile dans le méandre qui part en bas des puits jusqu’au ressaut de 6 m. Le chantier prend plus de temps que prévu et un embouteillage se forme dans la cavité. L’équipe des plongeurs doit patienter presque une heure avant que le passage soit libre. Finalement, le passage élargi, tout le groupe se dirige vers le siphon.

Le matériel est préparé, la pompe, les tuyaux. Les plongeurs s’équipent et après plusieurs tentatives réussissent à mettre le dispositif de pompage en place. Après deux heures, le siphon est désamorcé. Une nouvelle difficulté apparaît, le siphon a une forme de laminoir et une arrivée d’eau conséquente. Cette arrivée d’eau draine tout les sédiments vers le milieu de la galerie et en fait bouchent presque le passage. Après avoir vidé l’eau il faut canaliser les sédiments et les retirer de façon à  pouvoir progresser dans le siphon.

Une fois le passage sécurisé, les plongeurs peuvent arpenter le collecteur qui fait suite au siphon. Rapidement, ils arrivent à un petit puits de 5 m repéré lors de la première plongée. Il faut maintenant du matériel pour descendre cet obstacle. L’équipe suivante devra venir avec une corde et des amarrages. Une équipe venue en soutien apporte le matériel manquant. La difficulté est équipée et franchie. Après seulement quelques mètres, un siphon occupe à nouveau la galerie.

La dernière tache de la journée sera d’effectuer les relevés topographiques. Ceux-ci sont très importants pour connaître l’orientation de la galerie et savoir notre progression.

Demain, une nouvelle stratégie sera mise en place pour aborder cette nouvelle difficulté.

Les travaux du jour ont été effectués par : L’Isère, le Rhône, les Bouche du Rhône, la Gironde, l’Ardèche, le Gard, les Pyrénées-Atlantiques, la Lozère, la Drôme et le Lot.

Nos remerciements à la Société PETZL pour sa dotation en matériel d’exploration.

Lundi 08 novembre 2010

ssf09-nov-2010-Depart du plongeur_110_110_70  ssf09-nov-2010-Le nouveau ventilo_110_110_70  ssf09-nov-2010-Passage de la voute mouillante_110_110_70  ssf09-nov-2010-Depart du meandre en bas du dernier puits_110_110_70

Après la découverte du siphon et du collecteur, toutes les énergies sont canalisées sur la partie terminale de la cavité. Peut-on shunter le siphon suspendu ? Le second affluent en rive gauche après la voute mouillante peut il être l’accès direct au collecteur ? Pour répondre à ces interrogations, une seule solution descendre et accomplir nos missions. La première équipe doit aller à l’entrée de l’affluent et ouvrir le passage à l’aide d’un ou deux tirs. Ensuite elle reprendra le méandre au dessus de la voute mouillante de façon à l’éviter. Enfin sa dernière mission sera d’acheminer la pompe et ses tuyaux jusqu’au siphon. Lors de sa descente cette équipe à installer les postes téléphoniques retirés la veille.

La seconde équipe devra calibrer le méandre qui part de la base des puits (P6) jusqu’au ressaut de 2 mètres avant la voute mouillante. Certains passages encore trop étroits obligent cet élargissement.

En surface, n’oublions pas les diverses tâches qui sont réalisées. Nous parlons des équipes dans la cavité mais nous ne pensons pas aux équipes de gestion et de logistique. Sans elles, il n’y aurait pas de travail au fond de la cavité. Chaque jour,  trois, voire quatre personnes, (Secrétaire de surface, CTDS, CTN) gèrent le personnel qui entre et sort du puits. Chaque mouvement est consigné. Il faut veiller aux communications et être prêt à répondre aux sollicitations des équipes du fond. L’équipe logistique joue un rôle important. Le chantier doit être approvisionné en matériel et en consommable, les réparations doivent être faites le plus rapidement possible.  Les achats de dernières minutes réalisés…

En fin de journée, la pluie tombe à nouveau sur le site du puits de Ronze. Sans être violente, nous ne voulons pas prendre de risque. Le PC informe les équipes du fond de terminer ce qu’elles ont entrepris et de remonter. Après quelques minutes, les premiers équipiers remontent.

Finalement tout le monde sort sous une petite pluie fine, le matériel le plus sensible a été ressorti. Les premiers sortis racontent le travail sur leur chantier. L’équipe 1 a réussi à passer l’entrée de l’affluent. Hélas, celui-ci est remontant sur quelques mètres et se termine par un très petit conduit impénétrable.  Le siphon ne peut donc pas se shunter par le bas. Il faudra donc pomper pour passer rapidement ce verrou aquatique. L’équipe 2 a travaillé au calibrage des passages du méandre. Sa mission assure une progression beaucoup plus confortable.

Demain, si les conditions climatiques le permettent, le siphon sera plongé et pompé dans la foulée.

Ce lundi, les spéléos présents, provenaient de l’Isère, des Bouches du Rhône, du Rhône, du Lot,  l’Ardèche, du Gard, de la Lozère, de la Gironde, de la Drôme et des Pyrénées-Atlantiques.

Un grand merci à toutes les personnes du village de Labastide de Virac qui nous apportent de jour en jour encore plus leur soutien. Merci aussi pour ces moments partagés où le mot solidarité ne semble pas être oublié dans cette petite commune de l’Ardèche, merci pour ces fruits, ces gâteaux, ces confitures, ces pâtes de fruits, ces présents et autres boissons offerts de grand cœur.

Dimanche 07 novembre 2010

ssf07-nov-2010-Entree du siphon_110_110_70  ssf07-nov-2010-La voute mouillante_110_110_70

La reconnaissance de la voûte mouillante a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Une fois équipé comme pour réaliser une plongée, notre ami plongeur s’est avancé dans la zone où la galerie basse ne laisse que peu de place à l’air, dix centimètres tout au plus. Après un « ramping » d’une dizaine de mètres de longueur, le passage s’agrandi. On peut presque se relever complètement, le plafond est à une hauteur d’environ 1.3 m. La progression se fait toujours les pieds dans l’eau. Après quelques mètres, un petit affluent arrive côté gauche. L’eau est claire mais ne semble pas pénétrable. En avançant encore dans le conduit principal, on découvre une autre arrivée. Contrairement à la première, celle-ci est pénétrable et il est sans doute possible de l’explorer. Devant, le volume d’eau augmente, la voûte descend directement dans l’eau, c’est le siphon. Par rapport à l’altitude et la profondeur, celui-ci ne peut être qu’un siphon suspendu. Malgré une petite reconnaissance par tâtonnement du conduit d’entrée du siphon par le plongeur, l’avancée s’arrête là pour la soirée.

Au petit matin, les objectifs sont désignés. Il faut continuer la désobstruction du méandre au dessus de la voûte mouillante. Ensuite, il faut pomper la voûte mouillante et explorer les affluents. Il faut également préparer une éventuelle plongée.
Conformément à nos accords avec Monsieur le Procureur de la République de Privas, nous devons obtenir son accord pour plonger le siphon. Après contact, nous obtenons l’autorisation d’effectuer la plongée.

Une fois la pompe de type vide cave et ses tuyaux sur place, une équipe peut la descendre au fond de la cavité. Par précaution et à cause d’une fine pluie, l’entrée de l’équipe est retardée. Rapidement celle-ci s’arrête, et alors la descente peut commencer. L’équipe « plongeur » prépare le matériel. Elle entre dans la cavité en début d’après-midi. La dernière équipe à pénétrer sous terre est une équipe désobstruction. Le pompage est rapidement effectué et la voute mouillante est vidée. Une petite arrivée oblige une surveillance du niveau d’eau et un éventuel redémarrage de la pompe. L’équipe plongée rejoint le fond. Le plongeur prépare son matériel et s’équipe. Il entre dans le siphon et disparaît dans cette eau trouble. Un plongeur d’assistance reste près de l’entrée du siphon.  Pendant, ce temps l’équipe des artificiers continue le travail d’élargissement du méandre au dessus de la voute mouillante. Les minutes s’écoulent et chacun commence à trouver le temps long… Finalement les bulles éclatent à la surface. Les lumières jaillissent notre ami refait surface. Rapidement, la bonne nouvelle sort de sa bouche : « Le siphon fait 20 m de long, au début c’est une conduite forcée puis la section change un peu et devient plus rectangulaire. Elle fait 60 cm de hauteur par un mètre de largeur et son volume doit être de 50 m3 ». Comme on le pensait, c’est bien un siphon suspendu, il est très peu profond, moins de 2 mètres. La suite est très intéressante. Une fois sortie de l’eau, le plongeur arrive dans une galerie plus spacieuse. C’est un collecteur, il y a un amont et un aval. Avec un plafond à 2.5 m de hauteur et une largeur de 1 à 3 mètres, la progression est facile. La direction de la galerie est aussi très prometteuse elle « file » plein est vers la Dragonnière. Au bout d’une cinquantaine de mètres, notre ami décide de faire demi-tour et de refaire le chemin inverse pour annoncer la nouvelle.

Les caractéristiques du siphon permettent de dire que l’on peut le pomper sans problème. Mais avant de prévoir cette éventualité, nous allons chercher dès lundi à explorer l’affluent avant le siphon. Il y a de grande chance que l’on puisse le court-circuiter. Cette avancée, nous fait progresser vers notre objectif mais il faut tout de même rester très prudent la distance est encore longue…

La topographie de cette partie doit être également levée pour affiner le plan et la coupe.

Les travaux du jour ont été effectués par : Le Vaucluse, le Rhône, les Bouche du Rhône, la Gironde, l’Ardèche, le Gard, les Pyrénées-Atlantiques, la Haute-Savoie et la Lozère et le Lot.

Samedi 06 novembre 2010

ssf06-nov-2010-Le PC_110_110_70  ssf06-nov-2010-Arrivee sur le site_110_110_70

Après le travail des équipes de la journée du vendredi, celles de nuit, après avoir prolongé la gaine de ventilation jusqu’au fond, ont enfin pu aborder le méandre où les travaux avaient dû être interrompus au moment de la crue.  Plusieurs volées de tirs sont effectuées, les passages étroits et gênants sont ouverts. Une fois les blocs et gravats dégagés, le passage se livre. Enfin, quelques mètres de galerie sont arpentés sans l’usage des explosifs. Une fois, la zone étroite passée, les explorateurs découvrent une galerie basse où il est possible de se retourner. Ils passent des petits ressauts. Le sol est couvert par un peu d’eau. La galerie se rétrécie à nouveau. Le travail de l’équipe de nuit se termine. Ils ne feront plus de tir mais ils ont effectué en même temps la consolidation des gravats en bas du puits de 6 mètres avant le méandre à l’aide de filins d’acier.

Les équipes de samedi ont l’information, leur objectif est de continuer la désobstruction du méandre du fond.  Toute la journée, elles vont se relayer dans la cavité. Après quelques tirs, le méandre est franchi. Les spéléos progressent encore quelques mètres et arrivent à une vasque pleine d’eau, la galerie continue à descendre jusqu’à une voûte mouillante. Les dimensions sont modestes. Le passage mesure 0.8 m de large, 0.6 m de haut dont 50 centimètres dans l’eau. La revanche en air est donc de 10 cm seulement. Le passage est compliqué.  Il faut à nouveau utiliser les explosifs pour agrandir l’orifice. Les tirs sont effectués dans le toit de la voûte mouillante. Une fois légèrement agrandi, le passage sera sans doute possible dans l’eau. L’objectif est  d’aller voir quelques mètres plus loin s’il est possible de vider cette vasque. Une reconnaissance  aquatique sera faite pendant la nuit…

Le nouveau système de ventilation avec  la pose de la gaine jusqu’au bout du chantier porte ses fruits, les taux de gaz dans le gouffre sont bas et les conditions de travail se sont nettement améliorées.

Pour une meilleure gestion, les points de communication dans la cavité ont été  matérialisés. Les téléphones sont numérotés pour que chaque interlocuteur puisse préciser le lieu de son appel.

Le Vaucluse, le Rhône, les Bouche du Rhône, la Gironde, l’Ardèche, le Gard, les Pyrénées-Atlantiques,  l’Hérault et la Haute-Savoie et la Lozère ont œuvrés sur le chantier ce jour.

Nota : Mille excuses pour l’oubli à nos collègues spéléos de l’Ain qui ont bien participé à l’opération le vendredi 5 novembre. 

Vendredi 05 novembre 2010 - 08 heures 00

Vendredi 5 novembre 2010. Comme prévu, la journée a été consacrée au déblaiement du boyau terminal. L’équipe a travaillé d’arrache-pied pour désensabler le fond. Finalement, la suite de la galerie étroite est retrouvée. Encore quelques sacs de sédiments et la galerie sera vide. Les travaux vont pouvoir enfin reprendre. L’équipe de nuit devrait faire son premier tir aux environs de minuit.

La journée a été mise à profit pour améliorer le système de ventilation. Un menuisier avait comme tâche d’aménager une cabane en bois au dessus de l’entrée. Ce petit ouvrage est en fait un support pour le gros ventilateur de 20 000 m3/h, le plus puissant que nous ayons sur le site. L’autre opération menée sur la ventilation consistait à continuer l’installation de la gaine jusqu’au fond de la cavité. Plusieurs dizaines de mètres de gaine sont donc descendues dans le puits. Elle arrive presque au chantier terminal, il manque encore quelques mètres mais ce manque sera comblé en fin de soirée. Le taux de CO2 est ainsi tombé à 0,1% soit presque le même que l’extérieur.

Maintenant, les conditions sont réunies pour que le chantier puisse reprendre de plus belle. L’écho entendu il y a quelques jours va enfin révéler son mystère…

Pour ce vendredi, les équipes étaient composées par les départements du Vaucluse,  de la Gironde, de l’Ardèche, du Gard, des Pyrénées-Atlantiques, et de l’Hérault.

Nos remerciements vont à la Menuiserie Ebénisterie Borie de St Jean de Maruejols.

Jeudi 4 novembre 2010 - 08 heures 00

Jeudi 4 novembre 2010, il y a eu deux phases :

  • La première phase : le rééquipement a continué toute la journée. Le câble téléphonique a été tiré jusqu’au fond de la cavité, les liaisons sont maintenant possibles depuis plusieurs points. Le câble de puissance en section 3x6² alimente une nouvelle armoire sur le chantier terminal. Avec cette section de câble, nous allons pouvoir faire fonctionner le ventilateur et le perforateur en même temps tout en ayant la possibilité d’augmenter la longueur de ligne en 3x2.5². Cette réserve sera utile si le chantier se poursuit à l’horizontale.
    A la fin de la journée, tout le matériel détérioré a été remonté. Une partie est détruite et doit être remplacée.
  • La seconde phase : le nettoyage de plusieurs mètres cubes de sédiments du boyaux étroit à -75 m. Après cette partie, le dernier point obstrué suite aux intempéries reste le boyau terminal. Là aussi, les sédiments se sont déposés sur une épaisseur d’environ un mètre. Il va donc falloir mettre les sédiments en sacs et construire une zone de stockage des gravats. Cette opération est obligatoire avant de reprendre les travaux de dynamitage.

De nouveau en chantier au fond, nous retrouvons la problématique des jours avant la pluie : la présence de gaz. En attendant la synthèse de l’étude des courants d’air, nous devons combattre le CO2 avant les ventilateurs et les turbines. La gaine qui descend jusqu’au milieu de la cavité sera rallongée. Elle devra arriver jusqu’au chantier terminal. Elle permettra suivant le cas soit d’aspirer l’air vicié par les gaz d’explosif soit de pousser de l’air extérieur.  La combinaison des deux systèmes de ventilation permet une plus grande plage de solutions.

Jeudi, les spéléos présents provenaient de l’Ardèche, du Gard, de la Gironde, du Vaucluse, de la Drôme et des Pyrénées-Atlantiques.

Le planning des équipes est pratiquement complet jusqu’au 14 novembre. Il reste toutefois la possibilité d’intégrer des éléments isolés ou alors d’augmenter les équipes en travaillant de nuit. Pour les CTDS n’hésitez pas à signaler les disponibilités de vos départements au PC au numéro suivant : 06 37 12 85 40

Jeudi 4 novembre 2010 - 08 heures 00

Mercredi 3 novembre 2010. L’équipe de la veille est restée tard en fin de journée pour espérer dégager le boyau de ses sédiments. Hélas, la tâche trop ardue les a fait renoncer. Ce matin, les travaux ont repris, la première opération a consisté à sortir la pompe, son tuyau de refoulement et son câble électrique. En remplissant des sacs à gravats, les désobstructeurs ont peu à peu vidé le passage bas, tout en construisant une retenue pour stocker plus de déblais. Encore quelques pelletés et enfin le premier passe de l’autre coté du boyau. Avec précaution, l’équipement est inspecté. Il semble ne pas avoir souffert contrairement aux cordes des puits précédents. La corde est en état c’est une chance. Le taux de CO2 est un peu élevé mais une rapide reconnaissance est possible. Avec minutie, les puits sont descendus jusqu’au fond. Le matériel est enfin retrouvé. Il a subi une bonne douche voire pour une partie un bon bain forcé. Les sacs sont chargés de ce précieux matériel et immédiatement remontés. Une fois à l’extérieur, le matériel est lavé, séché, testé et enfin mis en fonction. Les pertes ne sont pas trop importantes dans cette seconde partie de la cavité. Le colmatage du boyau intermédiaire a en fait protégé le fond du trou. L’équipement après ce passage doit être sorti mais est en bon état. Le travail de réaménagement a duré toute la journée. A la  fin de celle-ci, le boyau a retrouvé ses dimensions initiales.

Une équipe a également travaillé sur la ventilation de la cavité. Une inspection minutieuse des courants d’air à été réalisée par Baudoin Lismonde, spécialiste en la matière. Il devrait nous communiquer rapidement ses conclusions et voir si nos moyens de ventilation disponibles sont efficaces ou à améliorer.

Demain, nous allons continuer le rééquipement  des câbles et de la ventilation. Ensuite, le chantier du fond pourra enfin reprendre. Nous allons donc savoir ce que cache « l’écho » entendu il y a quelques jours…

Pour ce mercredi, les équipes étaient composées par les départements du Vaucluse,  de la Gironde, de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère et des Alpes –Maritimes et  de la Lozère.

Le PC possède maintenant son numéro de téléphone : 06 37 12 85 40. Il est disponible pour tout ce qui concerne le planning et la gestion des équipes sur le site. Par contre, ce numéro n’est pas destiné à renseignement ni à l’information.
Pour toutes les autres demandes, le numéro de référence et de la coordination de l’opération reste le 06 12 83 48 24.

Le planning prévisionnel est presque complet jusqu’au 14/11/2010. Il reste encore quelques places notamment pour le 10 novembre. N’hésitez pas à prendre contact avec le PC pour proposer vos services bien entendu par l’intermédiaire de votre CTDS.

Mercredi 3 novembre 2010 - 08 heures 00

Mardi 2 novembre 2010, la première  mission de la journée consistait à vérifier si le siphon constaté hier était toujours présent. La réponse est malheureusement positive, le niveau est  descendu un peu mais le passage est toujours sous l’eau. Une seule solution : pomper.

Nous avions anticipé et le matériel était sur place dès 9h30. Bien entendu un petit grain de sable, en l’occurrence une réduction, manquait, nous faisant perdre au moins une heure. Finalement la pompe est installée en début d’après midi et les premiers litres d’eau sont expulsés vers l’extérieur quelques heures plus tard. Installée à environ 75 mètres de profondeur, la pompe haute pression presque à la limite de sa capacité ne débite pas beaucoup mais le niveau d’eau baisse tout de même. En moins d’une demi-heure, le passage est accessible. Hélas, devant nous, le passage vidé de son eau est colmaté par des sédiments, du sable et des blocs. Il faut maintenant changer de technique. La désobstruction se fait à la pelle et au seau. Centimètres par centimètres, le remplissage est extrait de la galerie étroite. Les gravats sont stockés dans les recoins de la base du puits. A l’heure où est écrit ce texte, les résultats de cette désobstruction ne sont pas connus.

En surface, la logistique augmente et le confort aussi. En effet, un bungalow et deux containers ont été livrés. Le premier est destiné à être le PC de l’opération et les deux suivants sont prévus pour le stockage du matériel. La grande tente sera conservée pour l’équipement des personnes et le stockage de leur matériel. Une autre tente a été installée sur l’entrée de la cavité la protégeant ainsi des petites pluies (mais en aucun cas des grosses !).

Pour ce mardi, les spéléos de la Gironde, de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère et des Alpes –Maritimes et enfin de la Lozère ont œuvré sur le site.

Mardi 2 novembre 2010 - 10 heures 00

Lundi 1er novembre, le rendez-vous était donné aux sauveteurs du SSF à midi au PC du puits de Ronze. La première action a été le constat des dégâts. L’eau a raviné et creusé plusieurs sillons importants jusqu’à la cavité. Une partie de terre-plein juste à côté des buses d’entrée s’est tassée et il y a même eu des soutirages. Mais ceci ne représente que la partie émergée de l’iceberg. La première équipe à pénétrer sous terre avait comme mission de changer la corde et de vérifier la zone sous les buses d’entrée.
De l’autre coté, sous terre, le spectacle est encore plus désastreux. L’embase des buses a résisté mais tout l’équipement est en morceaux. Les cordes sont laminées, coupées et détruites. Le câble du téléphone est sectionné à plusieurs endroits. Le câble de puissance semble intact mais les prises sont arrachées. Les téléphones sont complètement noyés et pleins de boue. Même constat pour la télécommande du ventilateur.

Pendant ce temps, l’équipe de surface a eu la lourde mission de remettre en service la ventilation pour que l’air frais arrive rapidement sous terre. En milieu d’après-midi, le système était opérationnel. L’équipe sous terre purgeait les puits d’entrée des nombreux blocs et des lames de rocher posés par l’eau en équilibre instable. Finalement, les trois premiers puits sont descendus. Le premier arrivé en bas du puits aperçoit de l’eau, beaucoup d’eau. Pensant que ce bouchon était simplement dû à un colmatage très proche, notre ami se mouille jusqu’à la poitrine en cherchant à dégager le passage. Hélas non, les blocs sont de partout, la crue a obstrué le conduit. Après quelques tentatives, il faut se rendre à l’évidence, il va falloir pomper pour vider ce siphon suspendu à moins qu’il ne se vide seul pendant la nuit.

Ce contretemps que nous impose la nature n’a pas entamé la motivation de chacun qui œuvre bien au contraire pour remettre le chantier en état au plus vite.
Le PC a été réactivé. Le planning des jours à venir prend forme. Les disponibilités de chacun arrivent et les cases se remplissent.

Mardi plusieurs objectifs sont prévus : Continuer le rééquipement du câble téléphone, pose d’un nouveau câble 220 v d’une plus grosse section (3x6²). Mise en place d’une pompe haute pression au bas des premiers puits avec sa ligne de refoulement de plus de 70 mètres.

Lundi 1er novembre 2010 - 08 heures 00

Dimanche 31 octobre a été un très mauvais jour. La pluie ne s’est pas arrêtée de tomber. Le niveau d’eau dans la vigne est très important, les ravinements endommagent les terrains, nous devons nous résigner à ouvrir une brèche dans le barrage qui canalise l’eau en dehors de la cavité.

Rapidement plusieurs centaines de litres envahissent l’entrée qui est rapidement noyée. Un « vortex » se crée à l’emplacement de la bouche d’accès. La gueule avale des mètres cubes d’eau pendant plusieurs heures, nous sommes inquiets pour le matériel laissé dans la cavité mais sans aucune possibilité d’intervenir, nous subissons.

Les spéléos, nombreux ce dimanche, ont assisté impuissants à ce spectacle. Le camp est presque abandonné et tous se retrouvent à la salle polyvalente communale. Un moment de convivialité s’instaure entre tous, chacun commente à sa façon cet épisode climatique.

Pendant ce temps, à la mémoire d’Eric et en accord avec son épouse Evelyne et son fils Arthur, Monsieur le Maire et sa compagne déposent des fleurs blanches en ce jour saint sur le site de l’accident.

Lundi, si les conditions le permettent, une équipe descendra dans la cavité pour inspecter et changer le matériel. Les plus grandes précautions devront être prises lors de cette descente.

2010-10-24 - Suivi de l'opération Solidarité Eric Establie

 

Communiqué officiel du Spéléo Secours Français
Suivi des opérations sur le site de Labastide de Virac (07
)

Ce 7 janvier 2011, la fédération Française de Spéléologie et le Spéléo Secours Français ont dû se résigner à stopper les opérations de recherches sur le puits de Ronze. La cavité ne présente en effet plus aucun passage permettant de rejoindre le corps d'Eric Establie. Sur un plan financier et suivant les évaluations réalisées, l'ensemble des dons collectés jusqu'à ce jour devrait permette le bouclage complet de cette opération, de ce fait cet appel à dons se trouve dorénavant stoppé.

Dès la clôture définitive des comptes nous vous ferons connaître le détail de l'utilisation des sommes reçues. 

Le SSF remercie à nouveau toutes les personnes qui ont apportés un soutien a cette opération et sans lesquelles rien n'aurait été possible.

Très cordialement.

Dominique BEAU
Président du SSF

Les messages de soutien

Photos
Vidéo des innondations du 31/10/2010
Topographie vue en coupe du Puits de Ronze 
Situation générale vue en plan Puits de Ronze-Dragonnière 
Lien vers l'article du secours à la Dragonnière de Gaud (07)

Lire les comptes-rendus 2010  - Décembre -  Novembre - Octobre

Dimanche 23 janvier 2010

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Seize personnes de l’Ardèche et du Vaucluse sont présentes sur site. Les infrastructures de surface à l’entrée de la cavité ont été totalement démontées. Le matériel ressorti de la cavité a été trié et rangé (cordes, mousquetons, amarrages, etc…). La tente a été vidée afin d’être prête pour son démontage qui sera effectué par les spéléos de l’Ardèche dans les prochains jours. Tout le matériel a été stocké à l’abri et en sécurité.

L’entrée de la cavité a été fermée par un cadenas à la demande du propriétaire qui en détient la clé.

La fin des opérations s’est faite à 16h30.

Samedi 22 janvier 2010

 

Quatorze  personnes de l’Ardèche et du Vaucluse sont présentes sur site. Douze sont engagées sous terre dès 9h30. Ils ont ressorti tout le matériel qui restait dans la cavité (cordes, fil de téléphone, génolène, etc…). Une équipe a fait une reconnaissance jusqu’au siphon 1 pour voir si rien ne restait dans la cavité. Le dernier spéléo sorti, le ventilateur s’arrêtait définitivement à 19h50. La cavité était totalement déséquipée.

Vendredi 21 janvier 2010

     

Cinq spéléos de l’Ardèche et du Vaucluse sont présents sur site.. L’équipe a remonté les deux morceaux de tuyau en PE restant dans la cavité, de la base des puits jusqu’en haut du P45. Ils ont aussi sorti quatre sacs de matériel qui trainaient dans la cavité (bout de câble, de gaines, de tuyaux, etc)

Mardi 18 janvier 2011

Comme prévu, l’équipe est arrivée sur le site du puits de Ronze dans la matinée. A l’extérieur, l’organisation de la journée commence par vider les containers et autre bungalow. En effet, ils doivent repartir en début d’après-midi chez le fournisseur. Tout le matériel stocké dans ces locaux est trié et classé devant la vigne. Plusieurs tas sont faits en fonction des propriétaires et des destinations.

Le premier objectif sous terre est simple. Il faut sortir le matériel présent dans le méandre et le remonter jusqu’à la base des puits. En début d’après-midi, les premiers tronçons de gaines de ventilation sortent de la cavité. Nous allons maintenant essayer de sortir le dernier câble encore présent dans le gouffre. Les spéléos s’échelonnent dans les puits et en surface, le câble est hissé. Après quelques brasses de rôdage, le câble est retiré progressivement.

En fin de journée, il ne reste sous terre plus aucun élément électrique sauf la ligne téléphonique. Un inventaire a été effectué pour lister le matériel encore sous terre. Normalement en un ou, au plus, deux jours, les deux tuyaux en polyéthylène, toutes les gaines, le fil téléphone et les cordes de l’équipement peuvent être sortis. Pour cela, il faut au moins une dizaine de spéléos sous terre et quatre en surface.

La suite du déséquipement se fera vendredi et devrait finir samedi. Pour terminer correctement cette opération, toutes les bonnes volontés sont bien entendu invitées à contacter le PC au 0637128540 pour annoncer leur venue.

Les spéléos présents sur le site ces jours sont de l’Ardèche, du Gard et du Vaucluse.

Samedi 15 et dimanche 16 janvier 2011

Après une semaine de démontage et de remontée du matériel, nous arrivons à un instant critique. La grosse pompe HP doit être ressortie. Les deux morceaux sont maintenant à la base des puits. L’équipe est composée de nombreuses personnes ce samedi. Elles vont s’échelonner dans chaque verticale. Le poids et le volume sont importants et les deux gros colis sont hissés par contrepoids, l’un dans la civière, l’autre dans sa protection. Les manœuvres pour chaque charge s’enchainent, les personnes restant à leur poste. Malgré une technique bien rodée et efficace, chaque passage horizontal demande un effort intense pour faire progresser la centaine de kilo du moteur et un peu moins pour le corps de pompe. Au fond, les derniers démontent les pompes du S1. Elles sont également sorties avec une bonne partie de leurs accessoires.

En surface, les tuyaux et les gaines sont roulés et stockés à mesure de leur sortie. La tente du PC pompage est également démontée. Après cette journée éreintante, tous les moyens de pompage sont à l’extérieur de la cavité.

Dimanche est consacré à sortir des tuyaux et des gaines. La dernière ligne électrique est également remontée jusqu’à la base des puits. Son tableau est sorti. En fin d’après-midi, il ne reste plus dans le gouffre que les gaines de ventilation, deux longueurs de polyéthylène, la ligne téléphonique et l’équipement de progression bien entendu.

La suite du déséquipement reprendra mardi matin. Il doit rester un à deux jours de travail.

Les spéléos présents sur le site ces jours sont de la Gironde, de l’Ardèche, du Gard, de l’Aveyron, du Vaucluse, de la Drôme, des Alpes-Maritimes et de la Loire.

Jeudi 13, vendredi 14 janvier 2011

Au rythme des équipes qui descendent sous terre, le matériel remonte. Pendant ces deux jours, la grosse pompe HP a été désaccouplée et le corps de pompe a été remonté jusqu’à la base des puits. De façon à améliorer le franchissement des passages étroits dans les premiers puits, les gaines et tuyaux ont été démontés et sortis. Des kits pleins de câbles électriques et donc très lourds ont été hissés à la technique du contrepoids. Une fois à l’extérieur, le matériel est trié, vérifié et rangé. Compte tenu des conditions extrêmes d’utilisation, tout le matériel technique doit être révisé.
Les gaines de ventilation, les tuyaux des pompes, les câbles électriques sont enroulés par l’équipe de surface. Les tuyaux en polyéthylène résistent à se faire enrouler surtout par les températures hivernales. Il faut se mettre à plusieurs pour lover les couronnes de plus de trois mètre de diamètre. Petit à petit,  le matériel est rangé dans les containers.

L’organisation du déséquipement avance. Normalement, la cavité devrait être vidée de tout le matériel dimanche soir ou au plus tard lundi. Mardi, les bungalows et les containers doivent être rendus à leur propriétaire.  Il ne restera donc plus que la remise en état du chemin et du terrain autour du puits de Ronze.

Les spéléos présents sur le site ces jours sont de la Gironde, de l’Ardèche, du Gard, de l’Aveyron, du Vaucluse,  de la Drôme, des Alpes-Maritimes et de l’Aude.

Mardi 11 janvier 2011

Le travail de démontage doit continuer au barrage mais avant cela il faut vérifier que le S1 soit vide. Une équipe descend assez vite pour constater si cela passe ou pas. Pendant ce temps, le reste des spéléos va commencer à sortir les tuyaux de refoulement des pompes haute pression. Le S1 ne passe pas, les pompes sont recalées pour continuer la vidange, il manque environ une heure de pompage. Le binôme du fond décide de remonter plusieurs kits et l’armoire électrique de puissance des pompes HP. Dans les puits d’entrée, le démontage des tuyaux a commencé. La rigidité du polyéthylène ne facilite pas les manœuvres. La première longueur est extraite du gouffre mais la seconde résiste. Le matériel remonte du fond, plusieurs contrepoids sont installés pour sortir la centaine de kilos. En début d’après midi, les kits sont à l’extérieur. L’armoire électrique est restée derrière le passage étroit à mi puits. Le tuyau en PE noir ne veut absolument pas bouger, nous verrons cela plus tard.

Après le repas pris à 14h00, une équipe redescend pour aller derrière le S1. Elle doit terminer le démontage de la grosse pompe. Elle doit ensuite faire le maximum pour faire passer les éléments en amont du siphon 1, si le temps et la fatigue le permettent. En début de soirée, mission accomplie : il ne reste plus rien derrière le S1. Celui-ci est tout de même laissé en vidange automatique pour effectuer une ultime visite et pour faciliter le démontage du matériel à l’intérieur de celui-ci.

Etant donné l’avancement des travaux de déséquipement et le peu de personnes présentes mercredi, ce jour, le site sera fermé. Le démontage reprendra donc jeudi matin.

Les spéléos présents sur le site ces jours sont des Bouches du Rhône, de la Gironde, de l’Ardèche, du Gard, de l’Aveyron et du Rhône.

Samedi 08, dimanche 09 et lundi 10 janvier 2011

Depuis l’avis technique donné par le SSF d’arrêter les recherches, tous les participants à OSEE sont profondément peinés et regrettent de n’avoir pu aller jusqu’au bout de leurs espérances. Presque tous pensent qu’il fallait prendre cette décision, d’autres auraient aimé aller encore plus en avant. La nature humaine est ainsi faite et tant qu’il y aura des idées diverses, nous avancerons. La décision a été longuement discutée, argumentée et est maintenant irrévocable. Chaque acteur de l’opération aura contribué à la grandeur de cette action. Bien entendu, l’objectif n’a pas été atteint mais tous pourront être certains que le maximum aura été tenté.
Chacun sait maintenant qu’il y a encore une dernière phase à OSEE. Il faut sortir l’énorme quantité de matériel descendu dans la cavité. Plusieurs centaines de mètres de tuyaux, de gaines, de câbles, de cordes et plusieurs centaines de kilos de pompes…

Sans perdre de temps, dans la nuit de vendredi à samedi, tout le matériel derrière le S2 a été retiré par l’ultime équipe d’exploration. Depuis samedi, les équipes s’enchainent pour retirer, en commençant par le fond, tous ces équipements. Les pompes, les gaines, les tuyaux, et les câbles du barrage au S2 ont été sortis. Dimanche, la météo n’est pas très favorable mais depuis le commencement de l’opération, nous n’avons pas eu beaucoup de beau temps. Presque toutes les personnes présentes descendent sous terre. Les pompes haute-pression du barrage représentent les charges les plus importantes. La plus petite des deux est déjà démontée. Elle est installée dans la civière. La remontée de cette lourde et imposante charge commence donc dimanche. En début d’après-midi, les conditions météorologiques se dégradent très vite et les précipitations augmentent. Le niveau d’eau à l’extérieur augmente encore plus vite. Le PC ordonne la remontée immédiate de tous les spéléos. Le débit de la rivière est très important maintenant. Un second barrage est constitué près de l’entrée. Deux pompes qui reviennent du S2 sont aussitôt installées près de la cabane d’entrée de la cavité. Elles vont pomper l’eau qui arrive de chaque coté de l’aven et ainsi protéger au mieux les personnes encore sous terre.

Pour activer la sortie, la civière et donc la pompe sont longées et restent au bas du puits d’entrée. Toutes les charges lourdes sont également laissées sur place pour faciliter la remontée de tous les sauveteurs.
En fin d’après midi tout le monde est à l’extérieur sans incident, sauf peut être une petite frayeur et une bonne douche pour certain.

Lundi, la cavité est redevenue praticable comme si de rien n’était. Il n’y a plus d’eau à l’extérieur. Dans le trou, un petit peu plus que de coutume mais rien d’alarmant. La pompe est désaccouplée au bas du puits d’entrée et enfin extraite. Ensuite, la série de tuyaux et des câbles de grosses sections en cuivre et aluminium sont retirés de la cavité. Par contre, au fond le S1 est plein. Nous ne pouvons accéder au barrage. Les pompes de ce siphon sont remises en automatique pour que mardi nous puissions nous charger de la plus lourde et volumineuse des pompes.

Les spéléos présents sur le site ces jours sont du Tarn, de la Gironde, de l’Ardèche, de la Haute-Garonne, du Gard, de l’Ariège, des Ardennes, du Vaucluse, de la lozère, de l’Aveyron, de la Drome, des Alpes maritimes et des Hautes Alpes

A noter : afin de finaliser cette opération dans les plus brefs délais et dans les meilleures conditions, il est important de disposer de monde sur site à dater de jeudi et ce jusqu'à dimanche pour procéder à la remontée du matériel restant encore dans la cavité. La procédure demeure la même, un appel au PC : 06 37 12 85 40 afin d’informer l’équipe de gestion sur vos disponibilités. En vous remerciant à tous et à toutes de nouveau pour cet ultime effort.

Lyon le 07 Janvier 2011

Le 23 Octobre 2010, la Fédération Française de Spéléologie, et le Comité Départemental de Spéléologie d’Ardèche mettaient en place l’opération OSEE (Opération de Solidarité Eric Establie ) sur la commune de LABASTIDE DE VIRAC en Ardèche. La direction de l’opération...

Mercredi 05, jeudi 06, vendredi 07 janvier 2011

Ce mercredi, l’objectif est d’aller voir l’ultime point d’interrogation qui subsiste dans les escalades au-dessus du S3. En fin d’après-midi, une équipe passe à nouveau derrière le S2 vide et commence à s’élever dans les cheminées. Le passage repéré est franchi. Un joli bout de galerie est découvert mais butte rapidement sur un puits parallèle qui redonne dans la cheminée. L’équipe continue sa mission en re-balayant tout le secteur et en vérifiant chaque passage. Malheureusement, le constat est le même : tous les passages potentiels sont soit fermés soit beaucoup trop étroits pour espérer passer. Les spéléos ressortent de la cavité avec le sentiment que malgré tous les efforts, la nature ne nous laissera pas franchir ce nouvel obstacle.

Jeudi, les conditions climatiques ne sont pas bonnes. Après nous être entretenus, il est décidé de ne pas descendre sous terre. Quelques tâches annexes sont effectuées.

Vendredi, une réunion sur l’avancée des travaux est organisée à la gendarmerie de Largentière. Monsieur le procureur de la République de Privas, monsieur le maire de la Bastide de Virac, le commandant de compagnie et son adjoint de la gendarmerie nationale et deux conseillers techniques nationaux du SSF participent à cette rencontre. Les CTN présentent l’état des lieux et le peu de chances qu’il reste de passer le fond actuel.

Dans le souci de ne rien laisser passer, il est décidé de faire descendre une nouvelle équipe en fin de journée. Elle devra revérifier tous les passages au  fond de la cavité derrière le S2. C’est seulement après cette nouvelle et ultime inspection des conduits terminaux que la décision sera prise de stopper et  d’annoncer la fin des recherches.

Pour ce faire, un point presse est organisé en accord avec monsieur le procureur de la République, monsieur le maire de Labastide de Virac et madame la présidente de la Fédération française de spéléologie et le S.S.F. Il aura lieu samedi matin à 11h00 à la mairie de Labastide de Virac.

Dans la nuit, les informations remontent du fond. L’ultime équipe d’exploration n’a rien trouvé de plus, tout a été visité à nouveau, aucun passage ne peut donner lieu à une continuation. C’est donc avec une immense peine et à contrecœur que le SSF donne son avis technique sur une fin d’opération.

Les spéléos présents sur le site ce jour sont des Alpes-Maritimes, de la Gironde, de l’Ardèche, de la Haute-Garonne, du Gard, de l’Ariège, du Tarn, de l’Aveyron et des Ardennes.

Mardi 04 janvier 2011

En ce froid matin ardéchois, la première équipe descend rapidement pour mettre les pompes en route. En progressant, aucun problème n’est détecté, les pompes de vidange du S1 puis du S2 sont démarrées. Le niveau d’eau dans le S2 est plus haut que prévu. Le pompage prendra donc un peu plus de temps. En milieu d’après-midi, et après avoir effectué quelques tirs dans la voute du S2 pour améliorer le passage, les spéléos réussissent à passer derrière le S2.
Ils vont enfin pouvoir continuer l’exploration des escalades et de la petite galerie. Mais une fois derrière le siphon, un constat est réalisé. Une petite cascade dans la salle entre le S2 et le S3 alimente par l’aval le siphon 2. Pour barrer ce phénomène, il suffirait donc de dévier cette petite arrivée d’eau et de la diriger directement vers le S3. Cette action est rapidement réalisée et fonctionne immédiatement, le gain est évident, il n’y a presque plus d’eau dans le S2. Dans les conditions climatiques actuelles, la qualité de l’installation n’a jamais été aussi bonne. Nos grimpeurs peuvent donc s’engager sans souci dans les cheminées au dessus du S3.
L’objectif prioritaire est de continuer la progression dans la petite galerie barrée par les concrétions. Après un moment de désobstruction, les explorateurs passent et constatent que cette galerie revient sur le méandre. Cette piste n’apporte donc rien de plus. Il ne reste maintenant plus que deux escalades à faire. Il est décidé de faire la plus facile. Après quelques mètres, les grimpeurs pénètrent dans un méandre qui malheureusement se rétrécit très vite et devient impénétrable. La suite n’est pas par ici non plus. L’équipe décide de sortir et de laisser l’ultime escalade pour le lendemain.

Les spéléos présents sur le site ce jour sont des Ardennes, des Alpes-Maritimes, de la Gironde, de l’Ardèche, de l’Aveyron et du Gard.

Nos remerciements :

-          A la société MTDE de Toulouse (31) pour la fourniture de matériel de survie.

Lundi 03 janvier 2011

Dès 9h00, les membres du SSF étaient en place pour ouvrir de nouveau le site du puits de Ronze. L’objectif de la journée est relativement simple. Il faut remettre toute l’installation en service. Après la journée de dépannage du 30 décembre dernier, normalement tout doit être opérationnel. Le groupe électrogène est mis en route, le réseau connecté, les contacteurs sont enclenchés et « ouf » tout démarre normalement. Une équipe doit descendre jusqu’au S1 puis au S2 pour vérifier l’efficacité des pompes. En début d’après–midi, on constate que l’ensemble des systèmes fonctionne.

Toutes les pompes sont en fonction et le niveau S2 diminue lentement mais sûrement. Un automatisme est installé sur l’une des pompes du S2 de façon à abaisser au maximum le niveau  d’eau dans celui-ci. A défaut de pouvoir le vider complètement, sans la présence d’une personne près des pompes, nous gagnerons tout de même un temps précieux. La mission de ce jour est remplie, il est temps de préparer l’organisation de l’exploration du mardi 4 janvier : Il faut aller explorer la petite galerie avec courant d’air dans le méandre et faire une escalade au bout de celui-ci.

Les spéléos présents sur le site ce jour sont des Alpes-Maritimes, de la Gironde, de l’Ardèche, de l’Aveyron et du Gard. Suite à un oubli, il faut ajouter à la liste des présents lors de la journée du 27 décembre 2010 nos amis Drômois.

Nos remerciements :

-          A la Société AR Pompes de Milhaud (30) et à tout son personnel pour le prêt de la pompe Grundfos haute pression et ses accessoires installés au barrage.

-          A Monsieur Hastoy Jean Baptiste de Tardets (64) pour ses délicieux chocolats.

Rappel : Le planning n’est pas complet pour cette semaine, ne pas hésiter à contacter le PC au  06 37 12 85 40 ou alors par messagerie à l’adresse suivante Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le respect des consignes habituelles.

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Suivi de l'opération Solidarité Eric Establie - Décembre

 

Communiqué officiel du Spéléo Secours Français
Suivi des opérations sur le site de Labastide de Virac (07
)

Les messages de soutien

Photos
Vidéo des innondations du 31/10/2010
Topo Puits de Ronze  
Lien vers l'article du secours à la Dragonnière de Gaud (07)

Lire les comptes-rendus 2010  - Mois en cours -  Novembre - Octobre

Lundi 27, mardi 28, mercredi 29, jeudi 30 décembre 2010

Comme prévu la semaine dernière, le site a été rouvert lundi après la pause de Noël et avant la nouvelle fermeture du week-end du nouvel an.
Malheureusement les conditions climatiques difficiles ne nous ont pas accordé le répit escompté pendant ce laps de temps.  Tout d’abord, pendant les trois jours de fermeture, le vent a ravagé une partie du PC. Les tentes ont été déplacées et toutes les étagères renversées avec un peu de casse.
La journée de lundi fut donc sous le signe du nettoyage, du réaménagement et du rangement du site.
Finalement, une équipe est descendue dans le puits de Ronze. Le niveau d’eau est important et les pompes fonctionnent normalement sans toutefois réussir à étaler le débit. Le S2 ne peut être franchi. L’équipe décide de refaire l’escalade au-dessus du S2. Nous savons actuellement que la jonction (par le bruit) est possible. Il faut toutefois repérer le passage pour l’ouvrir. Cette possibilité nous permettrait de nous affranchir de passer le S2. En fait, par ce côté de la difficulté, il n’est pas possible de savoir précisément à quel endroit on doit commencer la désobstruction. L’équipe renonce.
En fin d’après-midi, un problème technique arrête la grosse pompe. Le disjoncteur moteur vient de lâcher. Les électriciens vont s’affairer pour trouver le matériel nécessaire à la réparation.

Mardi, en fin de matinée, le contacteur de la pompe arrive sur le site. L’équipe est déjà prête pour descendre avec le nouveau matériel et dépanner. Deux heures plus tard, la pompe fonctionne à nouveau et le débit est correct. Elle étale le débit du collecteur. Nous allons enfin pouvoir travailler au-delà du S2. Vu l’heure avancée de la journée, la tâche est remise à mercredi, l’objectif est fixé. Il faut ouvrir la petite galerie dans le méandre et pour aller voir où elle veut nous emmener.

Mercredi, nouveau rebondissement : le groupe électrogène de 70 Kva fait des siennes à son tour. Il a fonctionné toute la nuit sans aucun problème, mais en milieu de matinée, il s’est arrêté et ne veut plus redémarrer. Le filtre à huile semble la cause de nos problèmes ainsi qu’un problème d’alimentation du carburant. Malgré plusieurs tentatives, il ne veut pas repartir et nous devons nous résigner. Une nouvelle journée de perdue.

En concertation, nous décidons d’arrêter les travaux jusqu’au 3 janvier. Une équipe sera sur place jeudi pour dépanner le groupe et ranger le site.

Les spéléos présents sur le site ces jours sont de l’Ardèche, de l’Aveyron, du Gard, du Rhône, de la Lozère, du Tarn, de la Loire et du Vaucluse.

Ce nouveau contretemps ne modifie pas l’objectif d’explorer la galerie concrétionnée dans  laquelle souffle un courant d’air découverte au delà du S2 et qui peut être une opportunité de shunter le S3. Pour aboutir très rapidement à ce résultat il est important de pouvoir constituer des équipes complètes dès le 3 janvier, c'est-à-dire regroupant : conseiller technique, gestionnaire, artificier, équipiers mais aussi techniciens matériel (électriciens, mécaniciens…) afin de pouvoir veiller au bon fonctionnement de toute l’infrastructure technique du chantier.

Rappel : Les inscriptions pour les premières semaines de janvier doivent être faites rapidement notamment pour les premiers jours soit sur le numéro du PC : 06 37 12 85 40 soit par messagerie : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Samedi 25 Décembre 2010

Affiche_OSEE

Mercredi 21 et jeudi 22 décembre 2010

dauphine

 Les spéléos persévèrent

Vu l’intensité des précipitations, aucune équipe n’a été autorisée à pénétrer sous terre au puits de Ronze. Le ruisseau extérieur coule en permanence depuis maintenant trois jours. Mercredi, une équipe a profité d’une accalmie pour aller à la perte du ruisseau pour déblayer un tir et faire une nouvelle volée.

L’après-midi du mercredi et la matinée de jeudi ont été consacrés au rangement du camp. Tout le matériel a été stocké ou mis en sécurité de façon à pouvoir redémarrer lundi 27 au matin. La surveillance du site est assurée pendant les trois jours de suspension des opérations.

Pendant les jours à venir, le téléphone du PC reste opérationnel. Les inscriptions pour la période du 27/12 au 30/12 et ensuite à partir du 03/01/2011 peuvent continuer à se faire. Le principe d’inscription reste le même, il faut être validé par le CT de son département.

Les spéléos présents pendant ces deux jours sont des Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche, du Doubs, des Bouches du Rhône, de l’Aveyron et du Vaucluse.

Mardi 21 décembre 2010

Ce jour doit permettre d’aller au-delà du terminus connu. Une équipe descend tôt ce matin pour vérifier les pompes au S1 et au barrage. Ensuite, elle doit mettre en marche les pompes au S2. Nous savons qu’il faut plusieurs heures pour vider le S2. L’attente est longue, mais les spéléos profitent de ce moment pour améliorer le cheminement des tuyaux ainsi que le positionnement des pompes dans la vasque. Rapidement renforcée par un binôme, notre équipe de pointe aperçoit la voûte du siphon. Encore quelques dizaines de centimètres et le passage sera ouvert. Une heure plus tard, le siphon est désamorcé et complètement vide. Il reste un peu de boue au fond, du siphon mais qui n’empêche pas le passage.  Une première personne passe derrière, et vérifie les tuyaux à l’aval. Tout est en ordre de fonctionnement.

La sécurité est assurée par la redondance des pompes, on peut y aller. L’équipe du fond, doit continuer l’escalade au dessus du S3 et aller désobstruer le méandre. Sous terre, les rôles sont répartis. Chacun  a son poste et tous ont une fonction pour une efficacité et une sécurité maximum. Le PC est informé régulièrement par le fond de l’avancée des travaux. Inversement, le PC donne les directives aux équipes du fond car le temps en surface est pluvieux. S’il est décidé que le niveau d’eau extérieur devient trop important, l’ordre de remontée sera donné pour exécution rapide.

Pour le moment, tout se déroule normalement. Les grimpeurs s’élèvent de plus en plus haut. Finalement, ils montent de plus d’une cinquantaine de mètres par rapport au niveau du siphon 3. Hélas, le sommet est impénétrable. La suite n’est pas par là.

Il faut redescendre un peu et retrouver le méandre où la progression était bloquée par un passage étroit. Finalement, l’équipe arrive à passer sans désobstruction. Derrière, le passage est libre et l’équipe s’avance dans la galerie. Elle progresse de plusieurs mètres et bute aux pieds d’une cheminée de  deux mètres de diamètre. Il y a une escalade d’environ  six mètres à faire. Ce travail est remis  à plus tard. En revenant le vers le passage étroit, elle découvre une petite galerie. Elle est légèrement en hauteur et il semble que le courant d’air s’engouffre dans ce passage. On peut pénétrer de deux mètres dans cette galerie mais la progression est arrêtée par des concrétions. Il y a ici une continuation possible. Revenons au méandre. Un autre départ est exploré. Il semble se diriger au-dessus du S2. Il donne sans doute dans l’escalade E17 faite au dessus du siphon S2. Ce passage mérite d’être reconnu et peut-être travaillé car il pourrait participer à augmenter la sécurité derrière le S2. Finalement, pour revenir au S3, l’artificier de service se met en œuvre pour agrandir le passage étroit franchi à l'aller. Les trous sont forés et le tir rapidement effectué. Le passage est beaucoup plus confortable maintenant.

Au même instant, le PC ordonne aux équipes de remonter car les précipitations extérieures s’intensifient. Les équipes du fond n’ont plus le temps de travailler. Elles doivent remonter sans s'affoler, mais ne pas s'attarder au fond. A noter que tout le système fonctionne sans défaillance et que les siphons 1 et 2 sont vides.

Les spéléos présents sur le site ce jour sont des Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche, du Rhône, du Doubs, des Bouches du Rhône et de l’Aveyron.

Lundi 20 décembre 2010

Ce cinquantième compte rendu mis en ligne marque le soixantième jour de travail sur le site du puits de Ronze depuis le démarrage de l’OSEE le 23 octobre dernier.

Après l’intensité de ce week-end, les effectifs de ce lundi ne sont pas pléthoriques. Ne souhaitant pas faire de gros travaux, nous décidons avec les membres présents de ne réaliser que des missions d’entretien des divers systèmes.

Une équipe est descendue au barrage pour vérifier le bon fonctionnement de la pompe. Une autre a été à la perte pour déblayer un tir et forer les trous pour une nouvelle volée.

Nous avons également profité de cette journée pour organiser les actions de mardi.

L’objectif est simple, passer derrière le S2, terminer l’escalade et faire péter le bloc en travers du méandre. Demain, en fin de journée, nous devrions savoir où se dirige le méandre et en connaître les dimensions.Les spéléos qui ont œuvré sur le site ce jour sont du Gard, de l’Ardèche, du Rhône, de la Haute-Garonne et du Doubs.

Dimanche 19 décembre 2010

ssf-20-12-2010-Le-PC-sous-l  ssf-20-12-2010-La-nouvelle-  ssf-20-12-2010-Installation  ssf-20-12-2010-Ambiance-a-l

Les équipes se sont succédé pendant toute la nuit pour mettre en œuvre la stratégie adoptée. Dans la matinée, tout le système de pompage est en fonction. La pompe du barrage refoule l’eau en surface et le barrage ne déverse plus. Les eaux du S1 et du S2 sont rejetées dans le barrage. Quelques réglages de pompe au niveau du S2 permettent d’améliorer le débit. Le S2 est vide en fin de matinée. Les artificiers peuvent ouvrir la zone étroite du siphon. Toutefois, la configuration du siphon a un peu changé. Le sable omniprésent dans cette galerie noyée a un peu bougé et est venu combler en partie le passage ouvert il y a quelques jours.
Finalement, il faut se résoudre à reprendre la première méthode de désensablage, seau par seau. Après quelques heures, le passage est à nouveau ouvert et la voie libre vers le S3.
Encore quelques aménagements et le tuyau de refoulement de la pompe du S2 est repositionné correctement dans le S3. Cette fois, cela fonctionne et le siphon terminal absorbe l’eau que nous lui envoyons. La sécurité des spéléos derrières le S2 est assurée, nous pouvons commencer l’escalade au dessus du S3. Au fond, tout le monde s’active, les grimpeurs débutent l’ascension de la paroi. Une équipe met en place la gaine de dévoiement du collecteur entre le barrage et le S3. Enfin, une autre effectue la coloration du collecteur au niveau du S3 et pour terminer fait la topographie de cette nouvelle partie du réseau.
En fin de journée, les grimpeurs ont effectué une remontée de plus de 10 m dans la cheminée terminale. Ils sont entrés dans un méandre sur une quinzaine de mètres et se sont arrêtés sur un passage obstrué par un bloc qu’il faut dynamiter, derrière la galerie continue. Dans la cheminée, cinq mètres plus haut que le départ du méandre, les grimpeurs aperçoivent également un évasement qui pourrait être un nouveau départ de galerie. Hélas, le matériel disponible n’a pas permis d’atteindre cette zone. Il faudra donc revenir pour terminer cette remontée. Malgré tous les efforts déployés lors de cette fin de semaine, nous ne savons toujours pas si nous pourrons accéder à la zone noyée de la Dragonnière. Une chose est certaine, les chances diminuent énormément.

De façon à permettre à tous les participants de pouvoir passer Noël en famille, il a été décidé de stopper les travaux pendant trois jours du 24 au 26 décembre et cela quels que soient les résultats de l’escalade.

Les spéléos qui ont œuvré sur le site ce jour sont de l’Ariège, des  Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche, du Rhône, de la Lozère, du Tarn, de la Haute-Garonne, du Vaucluse et du Doubs.

Samedi 18 décembre 2010

Vendredi soir, une équipe très motivée a descendu le moteur électrique de la pompe au barrage. La charge de plus de 80 kg a été transportée, comme pour la première pompe, dans une civière. Mais avant que cette manipulation se fasse, un gabarit du corps de pompe a été réalisé et descendu. A chaque endroit où le gabarit ne passait pas, un artificier réalisait un aménagement. Cette opération a été répétée une bonne partie de la nuit. Une autre équipe a démonté la première pompe qui sera gardée en réserve près de la nouvelle.

Ce matin, le vrai corps de pompe, d’une longueur de plus de 2,40 mètres, est entré dans la cavité. La progression s’est faite sans trop de problème jusqu’à la sortie du S1.  Une série de tirs n’ayant pu être réalisés pendant la nuit juste avant le barrage, il a fallu à nouveau faire parler la poudre dans un virage trop serré pour la longueur du colis.

En début d’après midi, la pompe était proche du barrage. A partir de cet instant a commencé un complexe jeu de "mécano". L’armoire électrique de commande a été modifiée de façon à recevoir un appareillage adapté. La pompe a été assemblée et installée dans le barrage.  Plusieurs heures ont été nécessaires pour réaliser ce travail.  Ensuite, il a fallu raccorder le tuyau de refoulement et le câble de puissance. En fin de soirée, la pompe était prête. Après une série de test, elle était opérationnelle.

La montée en puissance et l’enchainement des équipes va pouvoir maintenant se faire. Le déroulement de la nuit doit se faire avec le scénario suivant : il faut vider le S2 dans le barrage. Une fois vide, il sera aménagé à l’explosif pour permettre un passage aisé. Le tuyau de refoulement entre le S2 et le S3 sera repositionné. Comme nous l’avons indiqué hier, le collecteur sera dévoyé du barrage directement dans le  S3. Si cette somme de travail est réalisée pendant la nuit, l’escalade devrait avoir lieu dimanche…

Les spéléos qui ont œuvré sur le site ce jour sont de l’Ariège, des  Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche, de l’Hérault, du Rhône, de la Loire, du Lot, de la Lozère, du Tarn, de la Haute-Garonne et du Vaucluse.

Vendredi 17 décembre 2010

Le programme de la journée a été orienté sur la vérification et l’entretien de tous les systèmes. Suite à des ratées de fonctionnement, les filtres à carburant du groupe électrogène de grosse puissance (70 kVa)  ont été changés. Celui-ci est spécialement destiné à alimenter la pompe du barrage étant donné que le réseau n’est pas assez puissant. Dans la matinée, le groupe était à nouveau pleinement opérationnel.  Un test de l’autre groupe de sauvegarde ( 10 kva) a également eu lieu.
Une nouvelle pompe, prêtée par un revendeur de Nîmes, a été livrée sur le site. Elle doit permettre de remonter un débit bien supérieur, environ 25 m³/h, contre environ 12 actuellement. Pendant la journée toutes les adaptations électriques pour ce nouveau matériel ont été réalisées.  L’installation aura lieu samedi dans la journée.   Le gain aussi obtenu permettra de pomper à nouveau le S2  et  nous aurons  donc la possibilité de continuer nos travaux en aval.

La plongée du S3 étant impossible, il reste encore une chance de trouver la suite du réseau avec la  galerie suspendue à 15 mètres au dessus du siphon.  Pour faire cette escalade, nous devons vider le S2 et faire franchir le siphon à une équipe de spéléos en toute sécurité. Pour cela, nous allons travailler sur plusieurs axes :

  1. L’agrandissement du siphon 2.
  2. La mise en place d’une pompe vide cave dans le S2 en repositionnant le tuyau de refoulement reliant le S2 au S3.
  3. L’installation d’un tuyau de gros diamètre pour dévoyer le collecteur directement entre le barrage et le S3, ainsi, le S2  ne sera  plus alimenté par celui-ci.

Bien entendu, ces résultats sont en partis conditionnés par la météo de ces prochains jours.

Les personnes présentes au puits de Ronze ce jour sont de l’Ariège, des  Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche, de l’Hérault, du Rhône et du Tarn.

Jeudi 16 décembre 2010

Après les plongées d’hier, l’objectif de la journée est bien entendu de pomper le S2 dans le S3. Au petit matin, la première équipe aborde le siphon. Le tuyau en place doit permettre de refouler l’eau de l’autre coté du S2. Hélas, le niveau ne baisse pas ! Après plusieurs tentatives, il faut se résigner, le refoulement ne se fait pas. Nous allons donc reprendre la désobstruction du plafond du S2.
Pendant ce temps, l’équipe de surface travaille à augmenter le rendement des pompes. Avec quelques réglages sur le groupe électrogène et la pose d’une pompe de reprise qui va diminuer les pertes en charge, nous espérons gagner environ 20 à 25 % de rendement.  L’objectif est de passer à environ 12 - 13 m³/h. La conduite de refoulement en surface a également été prolongée de plus de deux cents mètres. En effet, nous craignons qu’il y ait un petit retour de l’eau de pompage dans le réseau.  Une caméra a également  été installée près du barrage. Elle permet de visualiser le niveau d’eau et de vérifier le bon fonctionnement de la pompe sans qu’une équipe soit obligée de descendre près du barrage.

La désobstruction s’est également poursuivie à la perte du ruisseau. Après le nettoyage du tir de la veille, l’équipe s’est arrêtée en haut d’un petit ressaut d’un mètre environ. 

Les spéléos présents sur le site ce jour sont des Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche, des Pyrénées-Atlantiques, de la Drôme et de la Loire.

Mercredi 15 décembre 2010

Cette journée a été longuement préparée avec tous les intervenants. Les deux plongeurs volontaires pour s’immerger dans le S2 sont motivés. Leur mission est complexe. Ils doivent en premier lieu essayer de franchir la zone étroite du siphon. Si cela s’avère possible, sans mise en danger bien entendu, une fois qu’ils seront de l’autre côté, ils devront plonger le S3. Enfin, suivant les informations qu’ils feront remonter, ils installeront un tuyau du S2 au S3.

Pendant la matinée, une équipe d’artificiers a continué l’ouverture du plafond du siphon mais le travail avance très lentement. Le siphon vide, le rendement serait très nettement supérieur.

En début d’après-midi, tous les sacs sont prêts. Ils sont remplis de matériel de plongée. Les premiers porteurs spéléos entrent sous terre. Les plongeurs terminent leur préparation. Deux heures plus tard, ils sont devant le S2. En surface, l’attente commence. Au fond, méticuleusement, chaque plongeur prépare son matériel, s’équipe, vérifie tout à nouveau. Ils sont prêts. Après le premier essai, le plongeur sort, analyse la situation, informe le PC, donne son sentiment…

Il repart, et cette fois l’attente est beaucoup plus longue. Finalement les bulles claquent à nouveau à la surface. Il est de retour. Il vient de franchir le siphon. Le passage est très étroit, mais avec un peu de technique, cela passe. Un point est fait avec le PC. La stratégie est arrêtée. Une nouvelle plongée est faite par les deux plongeurs et une fois derrière, ils iront plonger le S3. Enfin, nous sommes près de l’objectif de ces derniers jours. Ils repartent. Les minutes passent…
Ils sont de retour. Le S3 est infranchissable. Ils ont essayé tous les deux. Leur avis est formel et ne laisse pas la place au doute. Le siphon est en pleine roche. Rapidement, il devient trop étroit et le passage n’est plus possible. La suite pénétrable n’est pas par le S3.

Nos deux plongeurs inspectent tous les recoins de la salle et de la galerie entre le S2 et le S3. En hauteur, à une quinzaine de mètres, ils découvrent une galerie qui part au-dessus du S3. L’escalade semble relativement facile mais doit tout même être réalisée avec du matériel. Ce passage est sans doute la dernière possibilité de l’OSEE.

Les spéléos présents sur le site ce jour sont des Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche, des Pyrénées-Atlantiques, de la Drôme, de la Lozère et de la Savoie.

Lundi 13, mardi 14 décembre 2010

Depuis plusieurs jours, les équipes se relaient pour, dans un premier temps, vérifier le niveau d’eau au barrage. Celui-ci baisse chaque jour un peu plus, nous ne sommes pas très loin du débit qui va nous permettre de travailler plus efficacement. Chaque jour, les artificiers font des prouesses pour travailler dans des conditions très difficiles et très aquatiques.  Mardi, deux équipes se sont succédées dans le chantier terminal.  L’achat de mèches d’un diamètre supérieure et plus longues permet de gagner en efficacité. Il y a toutefois un paramètre impératif à gérer, le volume des gaz est plus important donc la surveillance doit être accrue.

Des équipes travaillent également à la perte du ruisseau. La fissure ne semble pas vouloir s’agrandir franchement  mais elle continue à descendre…

Dans l’objectif des journées suivantes, nous avons comme priorité la poursuite de l’ouverture à l’explosif du S2 . Toutefois face à la persistance du niveau d'eau élevé une plongée sera réalisée dans le S2  pour voir comment a évolué le passage étroit ouvert avec l'apport d'eau important. Nous savons la zone très étroite mais si un plongeur pouvait maintenant passer nous gagnerions beaucoup de temps. Celui-ci  mettrait en place un tuyau de refoulement du S2 au S3 permettant de vider le S2 sans le problème de remonter l’eau en surface.

Les spéléos présents sur le site ces deux  jours sont des Alpes-Maritimes, du Gard, de l’Ardèche et du Vaucluse, des Pyrénées-Atlantiques, de la Drome et du Var.

Vendredi 10 - Samedi 11 et  Dimanche 12 décembre 2010

Durant ces 3 journées l’attention du PC et des équipes présentes est restée fixée sur la courbe de l’apport d’eau au niveau du S2. La diminution de débit se poursuit mais à un rythme moindre que celui espéré. Toute l’eau bloquée en surface et dans les couches superficielles par le froid se libérant peu à peu au fil des jours au bénéfice de la remontée de température. Si le débit a diminué des trois quart il reste encore supérieur aux capacités des pompes. Le travail de désobstruction engagé pour ouvrir un passage dans la voute du siphon est lui-même extrêmement freiné par ce niveau d’eau élevé car la réalisation des percements avec de l’eau jusqu’à la poitrine ne permet pas un travail efficace malgré toute la volonté des équipes qui ont travaillé au fond. L’absence de nouvelles précipitations et la redescente des températures dans les trois prochains jours devraient permettre de retrouver un débit favorable à une pleine reprise des travaux.

Parallèlement la désobstruction se poursuit à la perte gagnant chaque jour un peu d’avancée dans la lutte contre le rocher.

Les plongeurs profitent de se répit pour préparer la plongée de reconnaissance qu’ils auront à effectuer pour enfin aller voir ce que cache le S3.

Les équipes présentes étaient les suivantes :

Vendredi : Ardèche, Drôme, Isère, Lot, Pyrénées-Atlantiques, Vaucluse.

Samedi : Ardèche, Aude, Lot, Pyrénées-Atlantiques, Var, Vaucluse.

Dimanche : Ardèche, Aude, Drôme, Pyrénées-Atlantiques, Var, Vaucluse.

Jeudi  9 décembre 2010

Il est 9h00 environ, chaque équipe a maintenant sa mission. La désobstruction continuera à la perte du ruisseau. Le travail consiste toujours à descendre dans la faille. Des résultats concrets sont espérés rapidement.
Au puits de Ronze, l’ouverture du S2 est beaucoup plus complexe. Il faut prendre en compte le débit du collecteur qui baisse mais trop peu et surtout pas assez vite. Les tirs se font avec une baisse du niveau d’eau dans le S2 d’une dizaine de centimètres. La fenêtre météo des prochains jours devrait être meilleure. Nous devrions avoir une baisse des eaux significative. A la première occasion, nous élargirons le passage le plus étroit du S2. En même temps, nous passerons un tuyau et une corde de l’autre coté, le premier pourra servir pour le refoulement du vide cave et la seconde de ligne guide. Avec cet aménagement, même si le siphon se remplit à nouveau, les plongeurs pourront passer l’obstacle et enfin réaliser la plongée au siphon 3.
En fin de journée, chaque équipe se retrouve au PC et commente sa mission et donne les perspectives à venir. Le Conseiller technique peut alors prévoir l’organisation pour le lendemain avec les effectifs et les moyens nécessaires qui sont à sa disposition.

Les personnes présentes sur le site ce jour sont de la Lozère, du Gard, de l’Ardèche, du Vaucluse, des Pyrénées-Atlantiques, du Lot, de la Drôme, des Bouche du Rhône et de l’Aude.

Mercredi 8 décembre 2010

Il ne pleut plus en Ardèche et le temps est beaucoup plus doux. La terre s’assèche lentement mais sûrement. Les spéléos se préparent. Une fois équipés et leur mission en poche, ils rejoignent l’entrée de la cavité. Dans moins d’une heure, ils seront au fond. Au passage, ils auront vérifié le bon fonctionnement des pompes. L’eau coule toujours avec un débit important. Le travail de dynamitage peut commencer. Les tirs vont se succéder toute la journée.

A la perte du ruisseau, la désobstruction a repris aussi et le chantier avance. Il semblerait qu’à environ un mètre cinquante sous les pieds de nos artificiers, il y ait un vide. Est-ce une tête de puits ?
Nul ne peut le dire pour le moment mais cela motive les désobstructeurs.

Les spéléos sur le site sont de l’Ardèche, du Vaucluse, des Pyrénées-Atlantiques, de l’Aude, du Gard, de la Drôme, des Bouches du Rhône et de la Lozère.

Mardi 7 décembre 2010

Aujourd’hui, une seule idée, une seule préoccupation, une seule volonté : aller au S2 et ouvrir un passage hors d’eau à l’explosif.

Les choses sont dites et l’exécution rapide. L’équipe est très motivée, elle descend pour plusieurs heures et veut faire de son mieux. Une fois au collecteur, elle constate que le débit a légèrement baissé. Il est de l’ordre de 15 litres par seconde, soit tout de même 54 m³/h. Qu’à cela ne tienne, les pompes ne permettront de réduire qu’un tout petit peu le niveau mais équipés de leur combinaison néoprène, ils vont pouvoir travailler dans la voûte du siphon. La perforatrice est en action et les plus longues mèches sont utilisées (80 cm utile). Les tirs se succèdent en pleine roche jusqu’en fin d’après midi. L’avancée, bien que modeste, est réelle compte tenu des conditions.
Dans le puits de Ronze, nous ne pouvons pas faire travailler plus de monde à la fois. Une équipe a donc repris la désobstruction de la perte du ruisseau. Les résultats sont encourageants de ce côté aussi et des signes très positifs apparaissent…

Les spéléos sur le site sont de l’Ariège, de l’Ardèche, du Vaucluse, des Pyrénées-Atlantiques, de l’Aude, de l’Aveyron, du Gard, de la Drôme et des Bouches du Rhône.

Lundi 6 décembre 2010

ssf-7-dec-Le-chantier-au-S2  ssf-7-dec-Le-barrage-apres-

Ce jour, la mission de l’équipe du fond est multiple. Les spéléos doivent changer une ou deux cordes qui sont usées avant de remettre en état les systèmes de pompage du S1. Cette zone très sensible doit être entretenue régulièrement car il en va de la sécurité des spéléos au delà de ce passage. Les pompes sont vérifiées, les tuyaux replacés correctement voir vidés de leurs sédiments. Une fois que tout est à nouveau en ordre et opérationnel, c’est au tour du barrage d’être inspecté. Le niveau d’eau est beaucoup plus important que de coutume, environ 20 litres par seconde. L’augmentation du débit est 10 fois supérieure à la normale. Nos pompes ne sont évidemment pas calibrées pour de tels débits. Par contre, le barrage résiste bien et ne présente aucun signe de faiblesse. Les spéléos se dirigent vers le fond pour tenter de faire une série de tirs. Le niveau d’eau au S2 est comme à son habitude. Le siphon est plein. Cela veut dire qu’il absorbe tout le nouveau débit sans monter donc il y a une continuation évidente que nous n’avons peut être pas découverte. Malgré tout, les artificiers font un tir mais dans de mauvaises conditions, ils décident de remonter jusqu’au S1. Pour rentabiliser leur descente, Ils agrandissent un peu le passage bas de ce siphon. Un peu plus de confort lors des allers et venues est toujours bénéfique. Ce travail réalisé, ils remontent encore un peu jusqu’au boyau de – 75 au milieu des puits. Ils sortent à nouveau la perforatrice et réalisent une nouvelle série d’explosions, là encore, le but recherché est le confort de franchissement. Cette journée ne nous aura pas permis d’avancer vers notre objectif. La nature, une nouvelle fois, est la plus forte mais le temps n’a pas été perdu pour autant et nous avons bien travaillé pour améliorer la progression des intervenants.

Les spéléos sur le site sont de la Lozère, de l’Ariège, de l’Ardèche, du Vaucluse, des Pyrénées-Atlantiques, des Alpes-Maritimes, et de l’Aveyron.

Samedi 4 et Dimanche 5 décembre 2010

L’objectif de cette fin de semaine est simple : consolider le passage du S2 et plonger le S3. Depuis le commencement de l’opération OSEE, nous espérions ce moment. Nous sommes peut être à la tête du réseau de la Dragonnière de Gaud. Le siphon 3 est peut être la porte d’entrée qui nous mènera au corps d’Eric. Tous les spéléos engagés dans cette opération le souhaitent et le veulent. Par contre, la météo n’est que très rarement notre alliée. Le froid des derniers jours, nous aide un peu en figeant l’eau en surface. Revenons à nos équipes, pendant la journée de samedi, il a fallu faire un peu de maintenance des pompes et des tuyaux. La nuit ayant été froide, nous avons subit des chutes de tension importantes, certaines pompes n’ont pas du tout apprécié. Mais le principal problème reste bien le sable et les sédiments. Les pompes aspirent cette « soupe » épaisse mais malheureusement dès qu’il se produit un bouchon ou un point dur dans le tuyau celui-ci se bouche et se colmate complètement jusqu’à la pompe. Il faut alors démonter la ligne de refoulement et la vider avec les plus grandes difficultés car cette soupe est extrêmement adhérente. Cette action fait perdre, bien entendu, un temps précieux et pendant ce temps l’eau remonte dans le siphon. En fin de journée, il est décidé de ressortir tout le matériel endommagé pour réparation. La plongée prévue pour dimanche doit donc être reportée.

Dimanche. Maintenant que l’on sait que le S2 est très court, environ 6 m, on veut le vider et commencer l’agrandissement du passage. La première équipe qui descend dans la cavité doit faire quelques réparations au barrage et commencer le pompage. Encore une fois, le temps s’en mêle, le redoux arrive et le niveau d’eau augmente rapidement. Les pompes sont en action mais le niveau du S2 ne baisse pas suffisamment. Les artificiers ne pourront pas travailler comme il était prévu. A 17h00 environ tous les intervenants sont à l’extérieur de la cavité. Dans l’après midi, un électricien a câblé le tableau général. Actuellement, il y a plusieurs possibilités d’alimentation électrique. Le réseau ERDF sert pour l’alimentation générale de toute l’installation tant qu’il n’y personne sous terre. Lorsqu’il y a des équipes dans la cavité après le S1. Le réseau 380 V est dévoyé et est pris en charge par le groupe électrogène de 70 kwa. Cette alimentation, beaucoup plus puissante que le réseau, permet à la pompe de tourner à son nominal et ainsi de garder toute sa puissance et son débit. Cela permet donc de garantir une sortie d’environ 10 m³ par heure à l’extérieur du puits de Ronze. Cette installation assure également la redondance de tout le système grâce aux deux groupes électrogènes (10 kwa et 70kwa).
Le travail pour les jours à venir sera la réalisation d’un passage à l’explosif dans la voûte du S2. De cette façon, il restera toujours une zone non noyée qui permettra le retour sans risque des spéléos qui seront derrière.

Les personnes sur le site ces jours sont de la Lozère, du Gard, des Hautes-Alpes, de l’Ardèche et du Vaucluse, des Pyrénées-Atlantiques, de l’Aude, des Bouches du Rhône, de la Loire et enfin de l’Ariège.

Vendredi  3 décembre 2010

dauphine   ssf-04-dec-Le-grpupe-de-70-kwa  Travail de desobstruction dans le S2  ssf-04-dec-Passage-en-force-du-S2

Ce jour toute l’équipe est très motivée. En effet, lors des dernières minutes de travail de la journée du jeudi, le siphon a été vidé de son eau. Cette victoire est relative car le sable lui est bien présent. Il obstrue encore complètement la galerie du siphon. De l’eau claire arrive au point bas de celui-ci. Elle est filtrée par la masse considérable de sable stockée dans cette galerie. Mais ce premier résultat est tout de même très motivant.
Aujourd’hui, plusieurs améliorations doivent être réalisées. Nous allons  installer un gros groupe électrogène sur le site. Celui-ci va suppléer le réseau électrique qui est trop faible pour faire tourner toutes les pompes à la bonne tension. Une pompe spéciale qui aspire de l’eau très chargée sera descendue pour vider le sable du siphon 2.
La première équipe qui entre dans la cavité est réduite à trois personnes. Elle met en place les moyens de communication et vérifie l’installation des pompes. Une fois ces actions effectuées, elle met en route les pompes du S2. Une fois que le niveau est suffisamment bas, le complément en personnel arrive en renfort. La journée est orientée comme les dernières, il faut vider l’eau et le sable. La nature sera-t-elle de notre coté aujourd’hui ? Il semble que oui. Les températures extérieures restent négatives presque tout le jour. De ce fait, nous n’aurons pas la gênante arrivée d’eau de fin de journée et nous allons pouvoir continuer à travailler très tard.
Les sacs de sable s’entassent au bas du puits de 5 mètres dans la zone disponible juste avant le S2. Des tas de sacs, des tonnes de sédiments arrachés aux entrailles de la terre. Les mineurs avancent. La galerie semble s’élargir ! Bonne nouvelle ! Non, une simple bulle mais peu importe, il faut continuer. Le changement d’une partie de l’équipe du fond apporte du matériel et des forces fraiches. Il est décidé de dynamiter le plafond de la galerie. Le volume sera plus important et ainsi on pourra travailler plus aisément. Les pompes s’ensablent, les tuyaux se bouchent mais on démonte et on nettoie et on recommence à  avancer.  Il est déjà tard dans la soirée, nos  « désobstructeurs » de l’impossible s’acharnent, le petit trou là devant ne serait-t-il pas la suite ? Après quelques coups de pelle supplémentaires et quelques centaines de kilos de sable en moins, voilà que le petit orifice se transforme en petite lucarne.  L’homme de tête s’enhardie, cela doit presque  passer. Encore quelques pelletés, il pousse, gratte, avance dans cette galerie étroite et sablonneuse à souhait. La galerie remonte mais il progresse encore d’un mètre et il voit du volume, cela s’agrandi. Encore un mètre et voilà notre spéléo dans un grand volume. Le S2 vient d’être vaincu ! Notre compagnon arpente une galerie au sol de sable sec sur quelques mètres et arrive dans une salle de 8 à 10 m de diamètre. Sur la droite, une petite arrivée d’eau cascade, sur la gauche une galerie de 2x2 mène à un nouveau siphon. Par contre ce S3 est beaucoup plus accueillant, l’eau est claire et limpide. Cette première reconnaissance post-siphon 2 est rapide car le niveau d’eau  pourrait remonter vite, il faut donc ressortir et annoncer la bonne nouvelle aux autres camarades restés derrière le passage. Il est 3h30 du matin, nos travailleurs épuisés mais satisfaits sortent de la cavité.
Ce maudit siphon, une galerie de moins de 6 mètres de longueur nous aura bloqué depuis le 10 novembre. La motivation et la force de tous auront eu finalement raison de la difficulté.

Les personnes présentes sur le site ce jour sont de la Lozère, du Gard, des Alpes-Maritimes, de l’Ardèche et du Vaucluse et des Pyrénées-Atlantiques.

Mercredi 1 décembre et Jeudi 2 décembre 2010

Les deux journées se ressemblent réellement. Les missions sont identiques. Il faut pomper et désensabler. Mais chaque jour apporte son lot de satisfactions et son lot de désagréments. Pour mercredi, la météo instable et surtout le froid ont eu un effet sur le réseau électrique. La tension délivrée est déjà limite pour faire fonctionner tout le dispositif mais avec l’énorme demande due au froid, elle s’est écroulée. L’incidence a été immédiate et le débit des pompes a diminué sensiblement. L’une des missions récurrentes de l’équipe du fond est de réinstaller chaque jour les téléphones, élément vital pour la gestion de l’opération mais un peu sensible aux conditions sous terre. Le travail au fond continu et les sacs de sable sont retirés un à un du siphon 2. Le volume dégagé augmente ainsi sans cesse mais dès que l’eau revient, elle ramène un volume de sable. L’écoulement se faisant vers la pompe de vidange, le sable coule jusqu’au point bas ainsi créé et amène le sable vers l’entrée du siphon. Ce cycle oblige donc chaque équipe à un effort supplémentaire. En fin de journée, vers les 18h00, le niveau d’eau remonte dans le réseau et les pompes ne suffisent plus à absorber ce nouveau débit. Il est alors l’heure pour les équipes de remonter à la surface.
Le scénario de jeudi est le même sauf qu’un problème technique va empêcher pendant quelques heures les spéléos de travailler au fond. La pompe du S2 ne fonctionne plus. Après une tentative de réparation, il s’avère qu’elle est hors service. Il est donc décidé de procéder à son remplacement. La pompe de réserve est descendue dans la matinée et le système de nouveau opérationnel.  Le travail reprend mais hélas les heures perdues ne peuvent se récupérer car la barre des 18h00 arrive. Le passage n’est encore pas vaincu ce jour mais la motivation des équipes reste intacte.

Les départements présents sur le site pendant ses deux jours sont : L’Ardèche, le Var, le Gard, les Alpes-Maritimes, le Vaucluse et la Drôme. 

2010-10-22 - Report du week-end Protocoles infirmiers du SSF

En raison des difficultés d'approvisionnement en carburant qui devraient persister tout le week-end ainsi qu'aux risques "d'opérations escargots" dans la vallée du Rhône, le week-end Protocolisation des infirmiers du SSF est annulé et reporté en 2011.

La date retenue pourrait être le week-end des 30 avril-1er mai 2011 en parallèle avec le stage médicalisation des secours sous terre prévu en Isère auquel participeront de nombreux intervenants.

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